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nous avons abouti à reculer plus que nous l’avions prévu d’abord, les limites de ce travail pour mieux appuyer les conceptions qui nous paraissaient s'imposer pour l'interprétation de cette seule observation.
La hâte avec laquelle nous avons dû rassembler les matériaux nécessaires, et rédiger les divers chapitres de cette thèse, nous laisse l’impression d’être resté bien au dessous de notre tâche, surtout quand nous envisageons limportance et la difficulté des sujets que nous avons eu à aborder.
Que nos maîtres nous pardonnent, en conséquence, de faire appel à leur indulgence pour cette modeste étude de l’action du trépan.
M. le professeur Maurice Pollosson, dont nous avons toujours suivi avec le plus grand intérêt l’enseignement chirurgical, nous a fait l'honneur d’accepter la présidence de notre thèse. Qu'il agrée l'expression de notre reconnaissance.
Nous emporterons de nos années d’études le meilleur souvenir de l’enseignement dévoué et si pratique de M. le professeur Bondet. Nous n’avons qu’à nous louer de la cordialité quasi paternelle avec laquelle il nous à accueilli lorsque nous avons eu recours à ses lumières. Nous l'en remercions vivement.
Que notre excellent maître, M. le professeur agrégé Jaboulay, veuille bien accepter ici l'expression de notre
très vive reconnaissance pour le service éminent qu'ilnous
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a rendu et dont le souvenir n’est pas près de s’effacer de notre mémoire. En le lui rappelant, qu’il nous permette d'ajouter que de toutes les marques de confiance, ce n'est assurément pas la moindre, celle qui, s’adressant à l’habileté et à la science du chirurgien, met en jeu les intérêts les plus intimes de l'individu, sa santé et son avenir physique, car elle se traduit non par des paroles, mais par Pacte d'abandon le plus absolu.
Que M. Jaboulay daigne accepter ce faible hommage dû à son dévouement et que nous voudrions élever à la hauteur du service rendu : nous avons été heureux de nous inspirer de ses conseils, nous le sommes plus encore de lui offrir la dédicace de ce travail.
Nous avons pu, dans plusieurs circonstances, apprécier tout le prix d’une amitié solide et dévouée. Que nos bons camarades d’études, MM. Em. Gallois et G. Berruyer, que notre excellent ami M. Préneuf, que notre dévoué compatriote M. Eloi Durbesson, interne de l'Hôtel-Dieu, que notre savant ami et compatriote M. Collet, lauréat d’internat, reçoivent nos remerciments pour les soins et la sympathie dont ils nous ont entouré.
Nous devons aussi des remerciments particuliers à M. Marius Carle pour le concours qu’il nous a prêté de
sa connaissance de la langue anglaise.
INTRODUGTION
Le nombre des accidents nerveux qui relèvent actuellement de la craniectomie est déjà très considérable, Celle ei tend de plus en plus à empiéter sur le vaste domaine de la pathologie nerveuse et on verra que nos conclusions ne visent qu’à élargir encore le champ d’action de cctte opération.
Ce sont les accidents nerveux, qui se rattachent le plus directement à un traumatisme cranien, qui ont les premiers bénéficié de la craniectomie et pendant longtemps ils furent les sculs à en profiter.
Il en est parmi ces accidents qui n'apparaissent que longtemps après le traumatisme. Ge sont les accidents qualifiés de tardifs.
Ces accidents tardifs des traumatismes craniens sont
eux-mêmes des plus variables et leur classification métho-
dique n’est pas chose aisée, si on y veut comprendre tous les cas qui se présentent en clinique et ne rapprocher dans un même groupe que ceux qui sont superposables exacte ment de par leurs symptômes.
Dans ce travail de synthèse, en effet, c’est le point de vue clinique que nous devrions envisager, laissant au second plan l’anatomie pathologique, à cause de la moindre importance que nous sommes amené à lui attribuer sous le triple rapport de la pathogénie des accidents, des indi-cations opératoires et du processus curatif.
Pour être précis, il faudrait dans cette classification multiplier outre mesure les groupes, encore n’arriveraiton pas sans peine à faire valoir les différences de toutes ces formes cliniques, de beaucoup les plus nombreuses, où les manifestations morbides se réunissent d’après les règles en apparence les plus capricieuses et les plus compliquées.
Notre but n’étant pas de faire ici une étude systéma tique et complète de tous les accidents tardifs des trauma tismes craniens, nous nous en tiendrons à celles des formes morbides que l’on rencontre Le plus fréquemment dans la pratique.
Nous envisagerons successivement d’abord l’épilepsie localisée dite jacksonienne qui fera l’objet principal de cette étude, puis l’épilepsie dite essentielle, et l’idiotie (microcéphalique), ensuite le groupe des troubles d’ordre
intellectuel.
ÉD pes
Nous terminerons par quelques mots sur l’hystérie et la neurasthénie traumatique.
On voit que nous ne tenons guère compte de la division souvent adoptée des accidents nerveux post-traumatiques en troubles moteurs, sensitifs (sensoriels) et intellec tuels.
C’est que cette division, pour si rationnelle qu’elle paraisse, ne correspond nullement à la réalité clinique qui ne nous offre que bien rarement cette dissociation des symptômes. Cest leur association suivant des lois non encore complètement définies qui donne lieu aux diverses entités cliniques que le médecin a l’occasion d’observer : nous ne retieudrons de ces diverses entités que celles qui doivent faire l’objet de considérations intéressantes sur le mode d’action de la craniectomie.
En outre, malgré sa simplicité réelle, la classification courante a le tort d’être incomplète. L’examen attentif de certains faits montre qu'aux troubles moteurs, sensitifs et intellectuels, il faut pour être complet, joindre encore des troubles trophiques et des troubles morphologiques, les uns et les autres pouvant dans certaines conditions, être .a conséquence d’un traumatisme cranien, au même titre
que les troubles d’ordre moteur, sensitif ou intellectuel.
LA CRANIECTOMIE