‹ Contribution à l'étude du mode d'action de la cure de MorsbronnChapitre 24 sur 25 · SES · texte numérisé non relu

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Résultats: Pas de modification avec 0.034 gr. © /oo d’acide oxalique. Ralentissement avec 0.068 gr. ° /o0.

Ces expériences in vitro nous montrent qu’il n'existe pas d'accélération notable de la V.S., qui serait due à une augmentation in vitro des produits de désassimilation azotés et oxalatés. Dans certains cas nous voyons même un ralentissement de

la V.S. pendant les premières heures. Mais il faut se dire que les

x expériences in vitro ne reproduisent pas toujours ce qui se passe

in vivo. Nous ne savons pas comment ces solutions d’acide urique d'urée et d’acide oxalique ajoutées au sang se comporteraient avec les éléments du sang in vivo.

Ces deux remarques précédentes permettent de conclure à

. une indépendance relative :

1° entre la fatigue et l’accélération de la V.S. | #3. 20 entre l'augmentation des produits de déchet azotés et. oxalatés et l'accélération de la V.S.

| A la lumière de ces 2 constatations nous allons interpréter

“les cas précédemment étudiés.

PH urinaire © ©

Malade avant le bain . après le bain | 6,4 72 No 21 € 6,0 6,6 “ : 6,0 7,9 5,4 6,2 mms mms | ennemies 5,4 6,8 :, Nyie 7,0 7,4 6,0 5,8

No 3 { 5,2 5,2 5,8 6,2

nnannng ET LS cuvette) een |

No 4 ( 5,0 5,9

| 6,8 7,0 No 5 € 5,0 5,2 7:9 6,4 5,4 6,0 mms nl No 6 4,8 5,0 5,9 5,9 l SE 4,8 | 6,4 6,8 | 4 5,6 6,6 à | 5,6 6,0 5,4 5,8 7,9 : 7,0 | No 13 6,4 6,4 :

6,4 6,0 5,6 5,8 L Ses nn rcen een ee es ns on neue 3- 3. 26 6,6 : 6,6 0:12 120 5,6 5,6 19. 3. 26 5:4 . 5,4 22-03 120 5,6. 5,6 19. 3. 26 5,6 5.6 26. 3. 26 6,0 6,0

L'indépendance relative entre l'accélération de la V.S. et l'augmentation du taux de l'acide urique dans le sang se montre dans le fait que sur 7 malades ayant une V.S. accélérée 3 seulement présentaient une augmentation de l’acide urique du sang. Sur 2 malades ayant une V.S. normale 1 présentait un taux d’acide urique augmenté dans le sang.

Par conséquent il est difficile d'admettre que les deux études faites l’une sur la V.S. l’autre sur les déchets azotés touchent directement la même variable. Il semble au contraire plus logique de penser que si les troubles du métabolisme des matières protéiques et nucléoprotéiques (qui accompagnant les états diathésiques ou post-infectieux) déterminent des variations de l'équilibre physico-chimique des ampholytes du plasma (pendant l’évolution de tels processi ou pendant une cure destinée à soigner de tels états), il n’y a cependant pas de rapport constant entre le taux de ces déchets uréiques et uriques et la vitesse de sédimentation des globules. Cette dissociation peut se traduire par une élimination plus grande de déchets azotés mais n'ayant pas encore été suffisante pour ramener l'équilibre normal des ampholytes du sérum.

D'autre part les théories relatives à la formation de déchets azotés des sujets normaux et aux troubles de cette formation dans des états pathologiques ne sont pas encore au point, ni quant à la nature des produits intermédiaires apparaissant dans la désagrégation des protéiques ni quant à la durée d’existence de ces produits dans les cas normaux et pathologiques, ni quant au lieu de leur formation. Aussi est-il impossible de donner dès maintenant une interprétation définitive du problème, d’autant plus qu’il semble bien acquis aujourd’hui que l’urée et l'acide urique ont des origines .très différentes et que leur présence en plus ou en moins se rapporte à des états pathologiques très disparates. Toutefois, il est curieux de constater que le taux de ces 2 produits dans le sang et dans les urines, de nos malades a évolué presque toujours parallèlement.

Essai d’une théorie relative au mode d'action des eaux de Morsbronn.

Nous avons déjà vu précédemment combien il est difficile d'interpréter les réactions de laboratoire faites sur le sang d’un malade atteint de rhumatisme. Les réactions qu’on est classiquement

ameñé à faire touchent des manifestations différentes de l’état pathologique. Dans ces conditions il paraît éncore bien plus difñcile d’édifier une théorie relative au mode d’action d’une eau minérale. On à essayé d'interpréter l'influence d’une cure thermo-minérale sut le métabolisme azoté soit par son action diurétique soit par l’action de l'émanation radioactive soit par une influence plus ou rnoins bien définie sur le système nerveux.

a) L'action diurétique d’une eat à été attribuée à la présence de ses ions Cä:; mais des travaux soignés ont pu démontrer qu'il y avait antagonisme entre les ions Na et Ca: L. Blum a montré que le chlorure de Ca est un diurétique indirect qui agit en déplaçant le chlorure de sodium lequel retient l’eau. Partant de ses récherches, Violle a essayé d'évaluer quantitativement l'action dés eaux minérales diurétiques. Il a ainsi trouvé par tâtonnements qu’une dose de Na égale à la moitié de la dose de Ca contenue dans l’eau neutralisait l’action diurétique de celle-ci. Dans Veau minérale de Morsbronn il y à une présence simultanée d'ions Na et Ca. Mais la quantité d'ions gr Na est plus grande que la quantité d'ions gr. Ca.

Na — 0.567 gr %, Ca = 0.176 gr %.

De telle sorte que, si on admet la théorie de Violle, l'effet

diurétique de Ca serait entièrement neutralisé dans l’eau de Morsbronn-

Dans les cas qui nous intéressent les malades n'ont (en général pas fait de cure de boisson. Leur traitement a consisté en bain et en massages. Et cependant la diurèse a augmenté. Nous avons fait quelques essais destinés à chercher s'il y avait des différences nettes dans la constitution de l'urine émise avant et aptès le bain. Pour cela nous avons recherché l’urée et le PE. comme pouvant facilement donner les résultats relatifs à l’élimi-

nation de déchets azotés et oxalatés.

Voici le tableau page 35.

D'une façon générale sauf quelques exceptions le PF urinaire augmente après le bain et le taux d’urée (concentration en gr. par litre) diminue. Ceci montre que l'urine émise tout de suite après le bain est moins concentrée en urée et en produits acides que l'urine normalement émise. Par conséquent la diurèse provoquée par le bain de Morsbronn favoriserait une émission d’eau contenant des produits de déchets azotés en quañtité légèrement

PH urinaire Urée © EE avant le bain|après le bainlavant le bain après le bain

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plus faible que normalement. L'élévation du PEurinaire peut s’interpréter comme une élimination de produits acides en moins grande quantité ou bien de produits acides légèrement neutralisés. Quoi qu’il en soit nous avons déjà vu que l'élimination en 244 des produits azotés était augmentée sous l’action de la cure de Morsbronn : en somme par suite du bain il y aurait émission d'urine peut-être moins concentrée à la miction étudiée, mais aboutissant à la fin de la journée, par suite de mictions plus nombreuses, à une plus grande élimination de déchets.

Reste à interpréter le mécanisme de l’action diurétique du bain.

b) En ce qui regarde l’action possible de l’émanation du radium et sur le métabolisme de l’acide urique et sur l’élimination urinaire de cet acide de nombreux travaux ont été faits.

Gudzent, Mesernitsky’ ont montré que l’émanation du radium peut augmenter in vitro la solubilité de l'acide urique.

Le premier a donné une théorie de la désintégration de l'acide urique qui, sous l'influence de l’émanation, amènerait aux termes finaux de C O2 et urée. Le second, employant une dose de 50 millicuries, a décomposé 20 gr. de mono-urate de soude en 12 jours avec formation de 34%, d’ammoniaque et sans pouvoir préciser les états intermédiaires. Ces résultats ont été repris, critiqués mais finalement en grande partie confirmés par Sarvonnat et Rebattu ; mais ces auteurs, comme d’ailleurs Mesernitsky, ont employé des doses notablement plus fortes que celles utilisées en thérapeutique.

In vivo, et par des traitements suivis dans des émanatoria: divers auteurs, dont Sarvonnat, Rebattu, Teissier, ont remarqué une augmentation de l’excrétion de l'acide urique environ 1o0jours après le début du traitement, puis une diminution et un retour à un taux légèrement plus faible que le taux normal après un ou deux mois de traitement. Dans ces cas ils ont eu une diurèse abondante.

Pour ce qui est de l’eau de Morsbronn cette théorie du mode d'action paraît à première vue insuffissante puisque la quantité d'émanation contenue dans l’eau en question est très faible, 0.78 millimicrocuries par litre à l'émergence. (P. Blum et G. Achard, 1925). Cependant il est difficile de nier à priori l’action possible . même d’une faible dose d’émanation qui jointe à d’autres facteurs ‘peut tout de même jouer un rôle.

c) L'idée d’une action indirecte se faisant par l’intermédiaire du système nerveux (excitation du système nerveux périphérique amenant par. l'intermédiaire du système nerveux central, le sympathique et les glandes endocrines un changement important dans les phénomènes de nutrition) paraît assez rationnelle. Malheureusement il est difficile d’expérimenter directement dans cette voie.

De toute façon on entrevoit un mode d’action de l’eau de Morsbronn qui peut-être double :

1° une action sur la diurèse et l'élimination des déchets liés à l’état rhumatismal diathésique ou infectieux. Action dont le mécanisme est encore à mettre au point et pour lequel la méthode rationnelle de travail nous semble devoir porter sur la connaissance des effets relatifs et réciproques des ions et de l’'émanation contenus dans l’eau.

2° une action plus générale et qui outre l'élimination des déchets toucherait l’organisme d’une façon plus profonde et amènerait une importante modification du métabolisme azoté : le mécanisme de cette action paraissant à première vue lié à une influence peut-être directe de l’eau quand il s’agit de cure de boisson et plus vraisemblablement indirecte avec action sur le

système nerveux quand il s’agit de balnéation.

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