‹ Contribution à l'étude du myélome chez l'enfantChapitre 27 sur 33 · TS A · texte numérisé non relu

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si bien qu’on se demande s’il s’agit d’une localisation primitive ou d’une atteinte multiple et simultanée du squelette (Duvernois).

Les métastases sont fréquentes dans les ganglions lymphatiques. La rate, les poumons, le foie et le rein sont aussi atteints, mais moins souvent.

Duvernois admet, pour les ganglions et la rate, une participation au processus néoplasique simultanée mais non métastatique et il nie les autres localisations viscérales. |

Ces données doivent être quelque peu remaniées. Notre observation I est, en effet, une preuve de l’existence des métastases ganglionnaires du myélome. Nous pouvons considérer aussi, comme métastases ganglionnaires, les adénopathies citées dans les cas IT et TIT (où Roman parle de généralisation aux ganglions lymphatiques), dans le cas VI où l’on parle de foyer métastatique au niveau du cou et de l’abdomen.

L’hyperplasie de la rate est notée dans les observations I et VE

Quant aux métastases viscérales, Karl Zah les signale dans le poumon (observation V), Roman dans le foie et la région rénale (observation IT) et Mourgues dans le rein, le foie et la plèvre (observation VIT).

L'opinion de Vignard et Galavardin, d’après laquelle les myélomes multiples seraient des tumeurs cantonnées dans le tissu osseux, à l’exclusion de toute généra-

Jisation, serait donc, en ce qui concerne l’enfant, trop

rigoriste.

C’est du point de vue histologique que l’étude du myélome est des plus intéressantes. Nous signalerons, tout d’abord, qu’en dehors de la nécropsie, le prélèvement biopsique et mieux encore, la ponction, soit dans

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une tumeur s'il en est d’accessibles, soit la ponction sternale, sont deux excellents procédés d'étude. La ponction sternale serait concluante alors que quelquefois la biopsie ne l’est pas. A noter cependant que les cellules observées dans un étalement n’ont pas exacte-, ment les mêmes caractères morphologiques que celles des coupes histologiques habituelles. Mais il est intéressant d'étudier sur de simples frottis la structure des cellules tumérales en sachant bien qu'il s’agit 1à d’une | cytologie nouvelle et d’un moyen pratique utile au diagnostic des tumeurs de la moëlle osseuse.

E’examen histologique, à première vue, nous révèlera toujours qu’au contact de la tumeur, l’os se décaleïfie et disparaît peu à peu. La destruction tissulaire se fait en effet, comme dans tout sarcome, par destruction et remplacement des éléments normaux. En aucun point, on n’observe de néoformations osseuses.

A l’examen des coupes, trois cas peuvent $e présenter :

1 — Le microscope révèle des tumeurs, développées aux dépens des éléments de la lignée myéloïde de la moëlle osseuse. Il peut s’agir de myélocytomes typiques entièrement constitués de cellules voisines des myélocytes adultes avec granulations cytoplasmiques caractéristique. Plus souvent, il s’agit de myéloblastomes formés d’éléments plus jeunes, volumineux, dont le protoplasma basophile est plus abondant, dépourvu de granulations pouvant présenter des grains azurophiles; le noyau arrondi ou réniforme est relativement clair. Les mitoses sont plus ou moins nombreuses. La réaction oxydasique peut être utile pour caractériser les éléments granuleux.

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IT. — Si, exceptionnellement chez l’adulte, on peut trouver des myélomes formés d’éléments jeunes de la série érythroblastique ou érythroblastomes, il semble que chez l’enfant ces érythroblastomes purs n'aient jamais été décrits. Par contre, assez souvent, on trouve une prolifération simultanée des éléments de la série blanche et de la série rouge.

Les éléments de la série blanche ont été décrits plus haut. ;

Dans la série rouge, on trouve depuis de petites cellules à protoplasma peu important et acidophile qui sont des érythroblastes, jusqu'aux hématies normales en passant par les hématies nuclées. Les cellules des deux séries sont le plus souvent réunies en plages contenant les diverses formes évolutives d’un même élément.

III. — Si de rares observations ne permettent aucun doute sur la nature myéloïde ou myélo-érythroblastique des affections que nous décrivons, un certain polymorphisme attire, au contraire, l’attention en ce qui concer-

. ne nos quatre premières observations. L’étude de ce

caractère particulier à cette catégorie de myélomes nous permettra de préciser davantage la variété de tumeur myéloïde à laquelle nous avons à faire.

Duvernois, avant nous, à propos d’un cas de réticulomyélosarcome de l’adulte, s’était déjà posé la question et il admettait comme nous l'existence de cette variété tumorale.

Certains points, en effet, des coupes histologiques de nos quatre premières observations, étaient caractérisés, nous l’avons vu, par un aspect très spécial, un syneytium réticulé rappelant une variété de sarcome d’Ewing appelée par Oberling réticulo-sarcome indifférencié. Il semble donc, que dans ces cas, nous soyons en présence

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