‹ Contribution à l'étude du Narcyl (Chlorhydrate d'Éthyl-narcéine) de ses effets chez les tuberculeuxChapitre 3 sur 42 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Grâce aux progrès incessants de la chimie, la matière médicale s'enrichit chaque jour de nouveaux corps médicamenteux. Certains d’entr'eux, après l'enthousiasme que provoque loujours un nouveau médicament, ne laissent que leur ‘trace dans l'arsenal thérapeutique ; d’autres, au contraire, y acquièrent droit de cité. Mais, quelle que soit leur destinée, leur élude est absolument nécessaire, afin que le praticien soit bien éclairé sur la valeur de chacun d’eux. Aussi, pensons-nous aujourd'hui ne point faire œuvre vaine, en présentant l'étude d'une nouvelle substance médicamenteuse, désignée sous le nom de « Narcyl ». |

Ce narcylestle chlorhydrate d’éthyl-narcéine. I représente donc un dérivé de la narcéine, cet alcaloïde de lPopium dont la valeur a été mise en lumière par lexpérimentation et la clinique. Néanmoins, l’on sait que son usage ne s’est jamais répandu dans la pratique médicale, comme celui de Ia morphine et de ses dérivés. Cet oubli de la narcéine paraissait tenir à plusieurs raisons : d’abord la cherté du produit, due à la difficulté de son extraction de l’opium et à la quantité minime de l’alcaloïde dans la subtance mère ; sa faible solubihté ; ensuite et surtout l’inconstance de ses effets, attribuée à son état d'impureté. Aujourd'hui, semble-t1l, 11 n°v aura

“plus à lenir comp obenue par un Date synthtique. :

Le maroyl est. préparé à l’aide de cette:

thèse ; l éthylification de celle “ci a pour objet d'en exalier Dee “propriétés. 5 ne TRANS are + Le stude physiologique de Dan a dé tout d'abord entre- ÿ . prise par M. le docteur J. Noë, chef-adjoint de laboratoire da rr0e la Faculté de médecine de Paris. D'après les conclusions de cel auteur, le cu se présentait : ren

ET ASE MURS

4e Comme un agent modérateur de Phyperexeitabilité en ts = général et du réflexe de la toux en particulier; 2° Comme doué d’un pouvoir analgésiant très marqué ; 3° Comme incapable d’influencer défavorablement, aux 24

doses thérapeutiques, le cœur, l'appareil respiratoire, les centres nerveux, les fonctions digestives et urinaires.

Nous avons soumis à l’expérimentation clinique, chez les tuberculeux, les données physiologiques précédentes dans l'espoir de voir diminuer la toux de ces malades, sans être assujetti pour cela aux inconvénients habituels de la médication opiacée (dépression générale de l'organisme, troubles digestifs, diminution des sécrélions, etc.). On pourra voir, à la lecture de nos conclusions, combien celte induction était légitime : le narcyl s’est révélé comme un excellent agent antispasmodique au point de vue pulmonaire.

Depuis lors, l'étude expérimentale du nareyl a été relatée à nouveau par M. le docteur P. Debono, dans sa thèse inaugurale. Elle a été faite, nous apprend cet auteur, au Laborade pharmacologie par MM. le professeur Pouchet et le docteur Chevalier. |

Nous nous sommes inspiré de ces travaux pour la rédaction de notre lhèse et nous avons été parliculièrement

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