VI. L'étude expérimentale du narcyl lui a attribué
a) Comme caractéristique spéciale, une action dépressive énergique sur le pneumogastrique et le splanchnique qui en fait un antispasmodiqne de out ordre, surtout au point de vue pulmonaire. | HS,
}) Une action analgésique locale et générale qui en fait dans certains cas un succédané de la morphine, . il ne présente pas les inconvénients. | |
c) Une faible toxicité, beaucoup plus faible que celle des éthers de la morphine utilisés dans les mêmes conditions.
V. Lés observations cliniques relatées dans la thèse de M. le docteur Debono mettent en relief :
a) Ses propriétés sédatives sur le système nerveux central.
b) Son aclion analgésique, plus faible toutefois que celle de lamorphine ; par ce fait même, il serait indiqué dans Îles douleurs de moyenne intensité.
c) Son action anexosmotique. Le nareyl arréterait le flux diarrhéique avec la particularité curieuse de créer une constipation moins opiniâlre que la morphine et l’opium.
d) Son action capitale antispasmodique. Il réussirait à merveille .dans toutes les affections avee spasme et notam-
. 0, € Este indiqué. jee .
ne Ro Le
des troubles. communs aux opiacés : net Le | = a) C'est la toux quinteuse qui d’ bord S ae ao Les de toux diminuent en fréquence et en intensité, pour dis- : paraître habituellement d’une manière complète. D'autre part, la toux ordinaire, par secousses isolées, diminue notablement. à) Aux doses indiquées, l'expectoration n'esl point sensi-
: . blement diminuée.
c) Il n’exerce aucune influence fâchense sur l'appareil $ digestif ; au contraire, il calme la douleur de l'estomac, fréquente chez les tuberculeux, et apaise hyperexcitabilité gas- trique.
d) Ine possède pas d’ ua D sur les sécrétions intestinales. La sécrétion urinaire ne diminue point sous son influence, la fonction reste normale.
e) Il ne se montre point comme une substance moe
f) L'analgésie qu'il procure est bien plus faible que celle de la morphine , et par là même 1l se trouve mdiqué contre les douleurs erratiques des tuberculeux.
g) Aux doses indiquées, le médicament n'a point paru influencer la fréquence du pouls, les mouvements respiratoires, la température.
L'observation clinique ainsi que les résultats physiologiques nous conduisent à considérer le narcyl comme un médicament avant tout antispasmodique, avec celte particularité que son influence s'exerce surtout sur les organes innervés par le
LO486 pneumogastrique (appareil respiratoire, estomac). Il s'ensuit qu'on trouvera son indication première dans toutes les alfections spasmodiques de l'appareil respiratoire, soit que le spasme constitue un symptôme essentiel de la maladie (coqueluche et toux coqueluchoïdes), soit qu'il constitue un symp- . tôme secondaire (bronchites, tuberculose pulmonaire, .etc.).
Dépourvu des nombreux inconvénients qui accompagnent la médication opiacée, le narcyl est appelé, dans la tuberculose pulmonaire, a rendre d'excellents services comme sédatif de
la toux. *