‹ Contribution à l'étude du Narcyl (Chlorhydrate d'Éthyl-narcéine) de ses effets chez les tuberculeuxChapitre 5 sur 42 · CHAPITRE I DES PRINCIPES ACTIFS DE L'OPIUM · texte numérisé non relu

CHAPITRE I DES PRINCIPES ACTIFS DE L'OPIUM

Le suc épaissi des capsules du papaver somniferum, l'opium, est une substance à actions physiologiques multiples. : Cette multiplicité d'actions tient à la diversité de ses éléments de constitution. En effet, l'analyse chimique a révélé de nos jours la présence, dans ce produit, d'éléments très variés

parmi lesquels, outre les parties constituantes ordinaires des

substances d'origine végétale, se trouvent 17 ou 18 alcaloïdes combinés pour la plupart à l’acide méconique, et dont 6 seulement sont physiologiquement connus. Ces derniers sont : la morphine, la codéine, la narcéine, la narcotine, la papavérine, la thébaïne. Les autres alcaloïdes sont à peine connus et existent d’ailleurs en très faible quantité dans l’opium. D'après Smith, un bon opium de Smyrne renferme en moyenne les proportions relatives suivantes de ces alcaloïdes :

Morphine..... 10 Narcotiners-2," 10 Narcéne. 177 0:00#%Papavérine.s.. +41 Codéimess2 2240090 lelhébaine OS

Ainsi la chimie, par des movens qui lui sont propres, est

mentale de ces alcaloïdes a dès lors démontré que les uni possèdent des propriétés excitantes alors que Jes autres sont É = doués de vertus sédatives. Les trois premiers alcaloïdes (morphine, narcéine, codéine) modèrent la sensibilité réflexe et sont soporifiques ; les trois autres, administrés à haute

ans de lopium à sn ee ue, opium donné, à présenter. enfin au on Hi s .

tances pures de toute matière étrangère. L'étude expérimer

dose excitent le système nerveux réflexe, du moins chez les animaux, et ne produisent pas le sommeil. Toutefois, il est

à remarquer que le passage d'un groupe à l'autre se fait d'une manière insensible, de sorte qu'il est difficile, par

exemple, de séparer la narcotine de la codéine. De plus, ces

divers principes sont loin de présenter la même activité, et

leur toxicité est souvent différente chez l'homme et chez les animaux. Cette dernière considération a été mise en lumière, pour la morphine, par Cl. Bernard : 2 grammes de chlorhy-

drate de morphine mjectés dans une veine chez un chien du

poids de T à& kilog. n'amènent pas la mort, tandis que, chez l’homme, l'ingestion de 10 centigrammes de morphine. en une fois, determinerait presque fatalement la mort, si absorption en était complète.

Dans celle courte revue des principes actifs de l’opium,

nous laisserons complètement de côté l'étude des alcaloïdes excitateurs réflexes où convulsivants, qui n’ont d’ailleurs reçu aucune application (hérapeutique, pour nous occuper exclusivement des modérateurs réflexes ou soporifiques. Parmi ces derniers, la narcéine fera l'objet d’un chapitre spécial.

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