OBSERVATION VII
(Personnelle.)
Nystagmus vertical. Atrophie papillaire double. Pas de tabes, ni de sclérose en plaques.
P... Jean, 37 ans. — Pas d’antécédents notables, a eu la fièvre typhoide à 21 ans, la jaunisse en Algérie où il a séjourné douze mois.
Travaille, depuis vingt ans, aux mines du Plat-de-Gier, où l’on emploie partout la lampe de sûreté. Les galeries sont assez hautes : il peut s’y tenir debout, mais il « pique en l'air ». Il est atteint d’une atrophie papillaire très nette des deux yeux.
Les papilles sont crayeuses uniformément, tranchant nettement sur le fond rouge de l'œil. Le réseau capillaire de la papille a disparu. Pas de myosis.
Le malade a été soigné il y a un an, à un dispensaire de Lyon où il est resté trois mois.
Son nystagmus est grave. Il lui est impossible de travailler d'aucune façon, car les objets « dansent devant lui», selon son expression.
Un traitement tonique et ferrugineux a quelque peu amélioré son état et surtout le repos et l'emploi de conserves.
OBSERVATION VIIL.
(Personnelle.) Nystagmus rotatoire. — Traumatisme de l'œil droit.
J... Jacques, 49 ans, mineur depuis l’âge de 14 ans, a toujours travaillé dans le fond des puits, le plus souvent à piquer.