‹ Contribution à l'Étude du Nystagmus des MineursChapitre 26 sur 28 · RP PE · texte numérisé non relu

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2° Ceux qui, de piqueurs sont devenus raccommodeurs, travail plus facile, ont ressenti une amélioration plus grande, mais cette amélioration est demeurée aussi stationnaire.

3° Un nyslagmus très grave, placé à l’accrochage, travail très facile, s’est beaucoup amélioré et a été presque complètement guéri.

Dans des couloirs hauts et larges, l’aération sera plus facile, plus parfaite. De là des conditions hygiéniques meilleures, un air plus pur, moins de gaz toxiques, moins de poussières. Nous avons vu plus haut quel rôle il faut attribuer à ces différents facteurs et les résultats que M. Pechdo a obtenus.

La question de lPéclairage ne devra pas être délaissée non plus. On cherchera à placer le mineur dans les conditions de vision les plus favorables possibles. Nous ne rappellerons, dans cet ordre de faits, que les constatations de M. Thomson qui a vu guérir des ouvriers passant de galeries obscures à des galeries bien éclairées, et inversement des nystagmus apparaître en même temps que le travail à la lampe de sûreté chez des ouvriers qui Jusqu’alors avaient travaillé à feu nu.

Pour préciser ces notions d'éclairage, nous donnons ici un tableau qui indique le pouvoir éclairant relatif de la lampe de sûreté et de la lampe à feu nu. Si on prend pour type la bougie de l’Étoile, on obtient le tableau suivant :

Bougie de l'Étoile. . ....... 100 Lampe à feu nu Lampe Marsaut (de sûreté). . 0,62

Le jour où léclairage électrique pourra être installé

dans les exploitations minières, un grand pas sera fait,

Dep

croyons-nous, dans cette question de la prophylaxie du nystagmus des houilleurs. Malheureusement, ces installations ne sont guère possibles que dans les puits Indemnes de tout gaz explosif. Le danger de la rupture d'un fil, de la production d’une étincelle est là, danger redoutable et qui a fait reculer jusqu'ici les ingénieurs devant l'installation de réseaux électriques, sans parler de difficultés d’un autre ordre, que nous signalons en passant, d'éboulements, par exemple, plongeant brusquement dans lobseurité tout un quartier de la cité souterraine.

Mais, si on ne peut pas avoir pratiquement cette intensité d'éclairage, on cherchera au moins le système de lampe qui en donnera le maximum. Le type Marsaut est une lampe à double treillis, 1l est vrai, précaution indispensable dans les puits riches en grisou, mais la flamme elle-même est entourée par un manchon de verre, la toile métallique étant située au-dessus.

Aussi, voyons-nous la proportion de nystagmiques baisser dans les exploitations minières où les précautions précédentes ont été prises. C’est ce qui se passe dans le bassin houiller de la Loire, particulièrement à Saint-Etienne. Ce sont aussi les conditions réalisées à Anzin, Decazeville, comme nous avons vu en analysant le travail du docteur Pechdo, de Villefranche.

Mais nous n’oublierons pas de traiter la lésion essentielle, primordiale, qui, souvent pour nous, est la cause déterminante du nystagmus. Sans doute, améliorer l’éclairage, aérer les galeries, modifier la position des mineurs, c’est quelque chose, c’est beaucoup; mais, dans les cas auxquels nous faisons allusion, le traitement de l’affection initiale oculaire ou nerveuse doit passer avant.

éme Puce

Aussi,avons-nous vu le docteur Dransart obtenir les

meilleurs résultats de la suspension dans ce nystagmus des mineurs : «Les sujets, dit-il, sont tous enchantés de

cette méthode de traitement: aussi, n’y eüt-il dans l'espèce qu'un effet suggestif, ce que je ne puis affirmer, selon moi, cet effet suggestif est tel, qu’il suffit pour recommander la suspension dansle nystagmus des mineurs.

« Comment agit cette suspension? Les expériences de Lombroso (deux Congrès de la Société Ital. de Méd. Int. Oct. 1889) prouvent qu'elle produit d’abord une hypérémie des méninges et du système nerveux en général, hypérémie qui peut influer favorablement sur le processus morbide.

« D'autre part, les expériences de Lombroso, faites sur les lapins, prouvent également que la suspension, quand elle est prolongée, produit des hémorrhagies des méninges et du système nerveux, action qui peut être heureusement utilisée quand la médication est bien dirigée; mais, d'autre part, il est bon de savoir que cette médication peut devenir dangereuse, quand elle est trop prolongée. Pour notre part, l'expérience nous a appris qu'il ne faut pas employer la suspension plus de deux minutes à la fois : c’est avec des suspensions d’une durée aussi courte que nous avons obtenu de bons résultats, surtout chez les mineurs atteints de nystagmus. » {De la suspension

dans le nystagmus des mineurs et la névro-rétinite. — Dransart. J. d’'Ocuhstique du Nord de la France, août 1890. )

Quant à l’idée d'attaquer le nystagmus par des sections

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