‹ Contribution à l'Étude du Protoxyde d'azoteChapitre 33 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Le protoxyde d'azote, pour qui l’a expérimenté sincèrement et a su l’étudier, ne mérite pas les nombreux reproches qui l'ont empêché de se répandre en France depuis plus d’un’siècle qu'il y est connu. Si le gaz est pur, l’appareil d’anesthésie bien construit ‘et manié par un opérateur expérimenté, il n’est pas de service qu'on ne puisse lui demander, aussi bien qu’à tout autre anesthésique, avec de moindres désagréments.

IT. — Son inocuité absolue, la stabilité de sa phase analgésique et la possibilité d’une anesthésie sans atonie, en font l’anesthésique type de l'accouchement spontané. Si le seul désir d'éviter quelques souffrances ne justifie pas le risque d’une chloroformisation et si la parturiente elle-même craint l'angoisse de l’anesthésie, ses vertiges et ses réactions immédiates, le protoxyde d'azote, agent d'’insensibilisation eutocique, atoxique, et

dont l’absorption s'accompagne d’une euphorie qui per-

siste encore après le réveil, pourra toujours être con-

seillé par laccoucheur et, contrairement aux autres anesthésiques, sera toujours réclamé par la parturiente qui en aura fait une fois l’expérience.

Vu : le Président de la thèse, SENCERT

Vu le Doyen, WEISS

Vu et permis d'imprimer, Le Recteur d’Académie

CHARLETY

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