‹ Contribution à l'étude du Pseudo-Parkinsonisme Consécutif à l'Encéphalo-Myélite ÉpidémiqueChapitre 16 sur 29 · LT AP · texte numérisé non relu

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drome sont différents suivant la qualité de la lésion et l’âge auquel il apparaît. Il s’agit le plus souvent de mouvements involontaires athétosiques ou choréiques, avec, dans certains cas, de l’hypertonie, de la difficulté des mouvements volontaires, du rire et du pleurer spasmodiques.

39 Un syndrome pallidal (Ramsay Hunt). Le système pallidal comprend pour cet auteur, non seulement le pallidus, mais les grandes cellules du type moteur qui se trouvent dans le striatum. Ce syndrome se trouverait dans la maladie de Parkinson où Ramsay Hunt a décélé l’atrophie des cellules pallidales. Pour C. et O. Vogt, les lésions de la maladie de Parkinson ne seraient pas si électives et il y aurait souvent surtout, quand le tremblement est accusé, des lésions profondes du striatum.

Quoiqu'il en soit, le court exposé que nous venons de faire de l’élat actuel de nos connaissances, sur la physio-pathologie du corps strié permet de penser que la majorité des symptômes observés dans le pseudo-parkinsonisme post-encéphalitique, peut être attribuée à des lésions du corps strié.

A la vérité, dans les quelques examens anatomo-pathologiques qui ont déjà été pratiqués e£ dont nous avons parlé, . les lésions du corps strié sont notées, mais dans tous ces cas, les lésions du locus niger sont plus intenses que celles du corps strié et il semble que cela serait plutôt en faveur des idées soutenues par Trétiakofr dans sa thèse, à savoir que les symptômes parkinsoniens sont attribuables à des lésions du locus niger, lésions constatées dans les nombreux examens anatomopathologiques qu'il a publiés. D'ailleurs, corps strié el locus niger, d’après les idées actuelles ne seraient pas indépendants lun de l’autre : tous les deux feraient partie d’un système autonome auquel se rattache l’ensemble des fonctions motrices rudimentaires, animales, les plus anciennement inscrites dans le système nerveux des vertébrés.

Ce système comprendrait outre le corps strié, la couche optique, et les centres sous-optiques (corps de Luys, noyau rouge, locus niger, noyau de Darkewitsch) reliés entre eux

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par de nombreuses fibres. EL voici l'hypothèse qui a été donnée pour expliquer comment les choses se passent (Lhermitte) : par l'intermédiaire de la couche optiaue, le corps strié recevrait soit de la périphérie, soit de l’écorce cérébrale, soit du cervelet, des incitations qu'il élabore, renvoie à la région sousoptique et de là par la voie motrice extra-pyramidale, jusqu’à la moëlle. Quand ce système est lésé, on observe des sympt£ômes divers parmi lesquels, l'abolition des mouvements aubomatiques, la rigidité musculaire, le tremblement sont les plus importants. Suivant Souques le tremblement peut être considéré comme une espèce de rigidité clonique et la rigidité musculaire, comme un tremblement tétanisé.

Les auteurs ont conclu de toutes ces notions, que le corps strié est un centre modérateur du tonus musculaire et un centre des mouvements automatiques.

Cependant, il faut bien convenir que toutes ces données intéressantes sur la physiopathologie du corps strié ont besoin d’être complétées et qu'il faut être encore réservé dans ses interprétations. D'une part, il n’est pas douteux aue le tonus peut être troublé sans qu’on puisse incriminer le corps strié ou le locus niger : Grasset admettait que l’appareil nerveux du £onus était formé de 3 étages de centres reliés entre eux et avec la périphérie par des voies centripètes et des voies centrifuges : un étage médullaire, un étage basilaire et un étage cortical. D'autre part, on peut rencontrer de profondes lésions du corps strié el de la région sous-thalamique sans rigidité ni mouvements involontaires. Dans ces cas, on trouve par contre des lésions du manteau cérébral, du cervelet, de la protubérance, du bulbe et de la moëlle (Anglade).

De plus, la destruction expérimentale des corps striés n’a

produit aucun symptôme appréciable entre les mains de K. Wilson.

Comme conclusion, nous pouvons dire qu’en présence d’un pseudo-parkinsonien post-encéphalitique on a de fortes présomptions pour qu'il s'agisse de lésions du corps strié et du

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