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LES SYMPTOMES

Les douleurs.

Les hématuries semblent généralement être précédées de douleurs plus ou moins vives dans la région lombaire ; elles sont signalées dans notre observation originale et et dans l'observation de Kretschmer, ou dans la région iliaque comme dans l’observation de Ridd.

Les mictions sont fréquemment impérieuses et douloureuses ; quant aux phénomènes cyslalgiques ils ne paraissent pas être d’une très grande fréquence, lorsqu’ils existént ils semblent dus au fonctionnement du réservoir vésical ulcéré. |

[ne semble pas y avoir en général de diminution de la capacité vésicale.

L’'hématurie.

L'hématurie qui est le gros symptôme attirant particulièrement Pattention du malade est une hématurie d’abondance et de fréquence variables (observation de

Ridd, observation personnelle), elle est comme nous l’avons vu, accompagnée de douleurs plus ou moins vives, elle n’est influencée ni par le repos ni par le mouvement ; bien que teintant complètement la miction elle a une prédominance terminale (observation personnelle, observation de Nelson). Son origine est dans l’exudation sanglante qui se fait au niveau des taches purpuriques comme l’examen cystoscopique à permis de le saisir dans l'observation que nous avons rapportée. Il faut noter qué les lésions du purpura vésical peuvent persister encore un cerlain temps après la disparition de toute hématurie ; dans l'observation que nous avons

rapportée les hématuries avaient cessé lors du dernier

examen cystoscopique qui cependant a révélé des lésions. de la muqueuse, bien que moins abondantes qu’au premier examen,étaient néanmoins neltement caractérisées.

Examen eystoscopique.

L'examen cystoscopique qui constitue d'ailleurs Pélément fondamental du diagnostic montre que le purpura vésical, comme toutes les autres manifestations purpupuriques, peut se présenter à l’observation sous trois aspects :

1° Les ecchymoses qui forment des plaques étendues se

montrant à une analyse plus détaillée constituée par de très nombreuses petites laches de couleur rouge vif plus ou moins foncées, quelquefois grises ou gris violet (ob. de Villémin), très rapprochées les unes des au-

tres mais pas confluentes.

2° Des pétéchies, taches ponctiformes régulièrement arrondies et disséminées sans ordre et de diamètre variable.

3° Des vibrices, des stries, des raies hémorragiques. Dans son observation Villemin signale des taches en forme de sablier renversé qui peuvent rentrer dans cette dernière catégorie.

Il n’y a pas de réaction inflammatoire autour des taches, la muqueuse vésicale reste normale et conserve son éclat. '

Les taches purpuriques paraissent se localiser plus particulièrement dans les parois latérales, le bas fond et la région du trigone, la paroi postérieure de la vessie.

Une localisation paraît également assez constante c'est celle de taches entourant les méats-urétéraux qui d’ailleurs donnent une éjaculation claire « observation personnelle et observation de Kretschmer ».

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