OBSERVATION XVII
Boas. —— Dermatologische Wockenschrift, 1924.
Pat.…, 46 ans, présente depuis 1901 un rétrécissement très serré de l’urètre d’origine traumatique; à la suite d’une fausse route, le rétrécissement ne laisse passer qu'une bougie filiforme de ch. n° 8. Au cours d’une séance de dilatation, il a présenté une urétrorragie d'importance moyenne.
Avant l'intervention, Pat. reçoit une injection intramusculaire de fibrolysine. C’est la sixième qu'on lui fait; les précédentes n’ont déterminé qu’une douleur locale passagère.
Pour arrêter la petite hémorragie, j'injecte à Pat. dans le canal de l’urètre, le contenu d’une xmpoule de Claudens stérilisé, que j'y laisse quelques minutes.
Au bout de deux à trois minutes, Pat. se plaint de sensation d'angoisse, de douleur précordiale et de violentes palpitations. Quelques secondes après, apparaît une sudation profuse sur les lempes, en même temps que la sensation d’angoisse s'accroît au point que le malade est obligé de se relever et de s'asseoir sur la table d'opération. La face est pâle, les lèvres cyanosées, le pouls est faible et irrégulier.
Quelques moments après, Pat. disait qu’il ressentait dans le bras gauche comme des vibrations électriques qui partaient de l'extrémité des doigts pour gagner le coude.
En même temps, il se sentait extrêmement abattu, exténué, misérable.
Après s'être reposé, il repart chez lui. Là, la sensation d’abattement va lui durer jusqu’au lendemain soir. Toute la nuit, il se plaint de sensations de froid de frisson. Il ne prend pas sa température, mais l’estime à 40°. Une heure aprè: s'être couché, une sudation profuse se déclare et dure jusqu'au lendemain matin. Toute la nuit, il se plaint de douleurs généralisées. Le lendemain, il se plaint encore de violentes céphalées frontales. II ne se remet d’aplomb que deux jours
après.