C. Au cours de l'injection
Se méfier des névropathes, des émotifs ;
ne pas mettre l’urètre brutalement en tension par une injection rapide ;
ne pas essayer de forcer un retrécissement ou de vaincre la résistance d’un sphincter contracturé par une dangereuse élévation de la pression ;
opérer sous écran radioscopique ;
arrêter l'examen s’il se produit une urétrorragie ;
en outre pour les injections anesthésiantes, ne pas perdre de vue son malade, une fois l’urètre injecté, évacuer à la moindre apparition de malaise.
Il nous semble qu’il ne soit pas possible de formuler une technique offrant une sécurité totale absolue. Tout ce que l’on peut faire, c’est émettre des règles de prudence qui rendront encore plus rares ces incidents.
Les accidents observés furent plus ou moins graves, selon la nature du liquide injecté. Doit-on pour cela renoncer aux bénéfices de l’anesthésie et à ceux encore plus grands
PTS Les
de l’urétrographie. A cela nous répondons non. Nous formulerons seulement le vœu que nos laboratoires découvrent des substances qui même injectées dans la circula-
tion n’offrent aucun danger pour l'organisme.
En somme, ce que nous voulions essayer de montrer, c’est que linjection d’un liquide sous-pression dans le canal urétral n’est pas une méthode exempte de danger, qu’elle ne doit pas être faite par n'importe qui et à n’importe quel moment.
Et nous terminerons en rappelant ce mot de Guyon
€ Manipulez lurètre comme s’il était en verre de Venise ».