OBSERVATION II
L. DE NORONHA. Journal de Syp. et Urol. 1935, résumée par MARCEL et BROCHARD.
Un homme de 38 ans présentait de la dysurie avec urines troubles et un résidu vésical de 700 grammes. Une urographie
intraveineuse avait révélé, chez lui, une dilatation totale de l'arbre urinaire avec mégavessie par dysectasie du col. C’est dans ces conditions que l’on procéda à une urétro-cystographie au collargol à 12 % après évacuation de la vessie. Trois radiographies furent faites, sur lesquelles l’auteur ne nous donne malheureusement aucun détail.
Or, une heure après, le malade fut pris de tremblements généralisés, de vomissements quasi-incoercibles et de pollakiurie. Les extrémités cyanosées se refroidirent, le pouls devint faible, rapide, arythmique. La température ne dépassa pas 37° 6. Quarante-huit heures après, les vomissements continuaient et apparut une diarrhée hémorragique. L'état général, particulièrement grave, devenait alarmant, tandis que, sur la face interne des lèvres et de la peau de la région malaire gauche, apparaissaient des éléments croûteux qui saignaient au moindre contact. Les épistaxis étaient fréquentes; une stomatite avec pharyngite rendait la déglutition difficile.
Il en fut ainsi pendant quatre jours interminables, au bout desquels tous ces signes s’atténuèrent peu à peu, tandis qu’une véritable rétention d’urine, d’ailleurs passagère, s'installa. Le malade guérit peu à peu, non sans avoir présenté, auparavant,
une desquamation intense des téguments.