D AD ES
déséquilibre squelettique, il faut s’efforcer de poser le diagnostie avant l’éruption des dents permanentes, et opérer la correction de suite. |
Commencé à 3 ans, nous aurons une phase active du traitement jusqu’à 8 ans, puis surveillance jusqu'à 12 ans. L'appareil n’étant plus porté que de temps à autre (appareil index ou de contention).
Entrepris vers 6 ans, au moment de l’éruption des premières molaires, le traitement devra être terminé à la fin de l’éruption des deuxièmes grosses molaires, vers 13 ou 14 ans.
Ceci n’est que des moyennes, d’une façon générale il faut suivre les enfants jusqu’à la réalisation d’un équilibre parfait.
De 18 à 25 ans, les traitements peuvent être entrepris en tenant compte du degré d’ossification des sujets.
En résumé, jusqu’à la limite extrême de 25 ans, des résultats peuvent être obtenus par laméthode Eumorphique, ensuite la correction s’obtiendra immédiatement par une prothèse adéquate.
Du choix de l’Appareil
Tout organe qui fonctionne prélève dans son milieu des éléments qu'il utilise et dont il rejette les déchets.
Le milieu intérieur doit donc se renouveler et se débarrasser de ces déchets. Toute période de travail doit être suivie d’une période de repos, c’est pourquoi le Docteur P. Robin a préféré les appareils mobiles aux appareils fixes.
Le traitement Eumorphique sera mené, grâce à un appareil très simple appelé « Monobloc », et avec lequel le Docteur P. Robin, père de la méthode, est arrivé à obtenir des résultats indiscutables.
Encombrant au premier abord, cet appareil que nous décrirons, est très bien toléré par les enfants qui en ressentent généralement un réel bien-être.
Il permet d'obtenir rapidement la dilatation simultanée des deux maxillaires, et la correction de l’articulé dentaire.
Il n’agit pas sur la dent, mais sur le maxillaire qui la porte ; son action est plutôt stimulatrice que coercitive.
AO
L'amovibilité de l’appareil permettant une hygiène quotidienne parfaite de la bouche, l'apparition des caries ne devra jamais être imputée au port des appareils.
Il faut considérer que le nez est l’orifice régulier des voies respiratoires comme la bouche est celui des voies digestives.
La traversée des fosses nasales rend d’ ailleurs l'air plus assimilable pour les poumons.
De plus, au repos, la cavité buccale est virtuelle, dans sa partie comprise entre les commissures labiales et le voile du palais. |
L’encombrement de l'appareil monobloc supprime la possibilité d’une respiration buccale et impose du même coup l’usage des fosses nasales ; ce qui est devenu parfaitement possible par la suppression de la glossoptose.
La dilatation du plancher des fosses nasales rend cette respiration de plus en plus facile. Ainsi la physiologie normale des voies respiratoires est rétablie.
Cet appareil réalise bien le postulatum formulé au début de ce travail, car il permet en effet la création de fonctions nouvelles auxquelles les organes s'adaptent.
Le Monobloc
Descriplion. — Le monobloc type est un appareil composé de deux parties ou valves réunies par un vérin permettant la dilatation simultanée des deux maxillaires.
Il est susceptible de s'appliquer à tous les cas de dysmorphose, sous réserve de modifications de constructions, et de transformations suivant la manière dont évolue la correction.
Par son action coordonnée sur les deux maxillaires, il permet de déterminer l’adaptation fonctionnelle, de satisfaire à l'esthétique facial et de régulariser les arcades dentaires.
Il est en caoutchouc vulcanisé, et épouse les formes des parties dures de la cavité buccale fermée.
Il est séparé en deux valves suivant le plan antéro-postérieur, par un trait de scie ; ces deux valves sont réunies par un vérin à glissière qui permettra l’écartement lent et progressif, et par suite la diastolisation de la cavité.
AE Nes
Les forces égales sur les deux maxillaires permettent de conserver l’engrènement des dents s’il existe, ou de lobtenir avec des appareils fixant l’articulé en position Correécbe.
Il réalise la contention immédiate et constante des résultats acquis.
La modification de la vulcanite à la fraise ou à la lime sera facile en cours de traitement.
Des chevilles de bois peuvent être placées pour vestibuler une dent située à l’intérieur de la courbe cuspidienne.
Technique générale
Il faut d'abord prendre deux empreintes haut et bas, de préférence au plâtre. Les deux modèles articulés, avec une feuille de cire sur laquelle le malade aura mordu si cela est nécessaire, serviront pour l'étude.
Se procurer deux photographies de face et de profil, tête droite, réduction au tiers.
Il faut alors étudier soigneusement les conditions à réaliser pour conduire le traitement sans perdre de temps.
Construction du Monobloc
1. Prise d’empreinte. — Prendre deux empreintes haut et bas, en ayant soin pour le bas d’obtenirles faces linguales du maxillaire inférieur.
2. Prise d'arliculé régularisé sur cire de repérage. — Il faut d’abord entraîner l'enfant à placer son maxillaire inférieur convenablement, puis le faire mordre dans une feuille de cire préparée d’avance. |
€ On prend une feuille de cire rose ordinaire, à laquelle «on donne la largeur des arcades, et qu'on fait déborder « de cinq à six centimètres en avant des incisives. Au niveau « de ces dernières, percer dans la feuille de cire un trou «ovale de manière à pouvoir vérifier, au moment de la « morsure, si les incisives se placent bien dans la position « que l’on recherche.
Dans la position du saut d’articulation, il existe « presque toujours un grand espace vide entre les faces tri-
« turantes des molaires, ce fait tient à ce que les condyles « glissent en avant et en bas pendant la propulsion. « Il sera donc nécessaire de garnir, avec une ou plusieurs
Cire de repérage
« épaisseurs de cire, la feuille de repérage au niveau de « chaque arcade. »
L’articulé pris, faire ouvrir la bouche pour retirer la cire, ajuster-dessus les modèles, fixer.
Mettre en articulateur, la convexité des modèles tournée vers l’axe de l’articulateur, pour rendre accessible la cavité linguale des modèles et faciliter la construction dumonobloc.
3. Préparalion de la cire d'essai. — Les modèles étant dans l’occlusion, tapisser avec une feuille de cire ramollie à la