RUES
Caractère faible et capricieux.
Constipation habituelle (selles tous les deux jours).
Engelures bien que la malade soit peu sensible au froid, ayant été élevée à Belfort.
Système pileux de la face peu développé.
Compères, orgelets fréquents aux yeux.
Pas de troubles des sens.
La colonne vertébrale présente une scoliose à convexité droite.
Examen buccal. — Voûte ogivale.
Les incisives inférieures chevauchent les unes sur les autres, ds est lingualée.
Les incisives supérieures sont en protrusion.
Supraclusion incisives.
Langue volumineuse.
La malade respire mieux dans la position de Fr tenaion du maxillaire inférieur. Glossoptose.
Equipée en février 1924.
Mars 1924. — Amélioration rapide de la respiration qui devient.
nasale.
Décembre 1924. — On note la régularisation des TA et l’amélioration de l’état général de la malade.
Janvier 1926. — Les bons effets du traitement ont continué à se faire sentir. Régularisation générale des arcades dentaires.
Mais la malade perd quelquefois son appareil la nuit.
Le 7 Janvier 1926, première séance de diastolisation narinaire, la malade ressent du mieux après trois séances, elle conserve son appareil sans difficulté.
Séance du 28 Janvier 1926.
Examen au masque de Pech.
ue | ° N inspiration OI. 5 Expiration 0 I. 4. A ne M dr A ee narinaire ë Après N inspiration 01. 750 Expiration 01. 6. diast. narin. Max. — 146 — SALE La malade déclare respirer mieux après les séances qu'avant. Avril 1926. — L'état général est de meilleur en meilleur. La res-
piration nasale est constante et régulière. La régularisation des arcades dentaires se continue.
OBSERVATION N° 10 Due à l’obligeance de M. le DT Pierre Robin
Mne C. R..., 32 ans, deux enfants (9 et 5 ans). Parents bien portants, mais père diabétique gras (suralimentation).
À eu dans l’enfance, la rougeole, la scarlatine, la coqueluche et la fièvre typhoïde (à trois ans).
noue
Retrait du maxillaire inférieur très prononcé, voûte palatine ogivale, arcades symétriques rondes parallèles, a été opérée des végétations adénoïdes dans son enfance.
Depuis cinq ans fatigabilité de plus en plus grande aussi bien physique qu'intellectuelle rendant même la noue pour DÉS RES elle a du goût, impossible.
Crises de hoquet spasmodique sans cause apparente-ayant débuté au sixième mois de sa deuxième grossesse ; douleurs et menaces d’avortement, frissons revenant à heures fixes ; hoquet et frissons depuis le début de cette grossesse ou par suite de fatigue ou d’émotions.
Vue parles docteurs Babinski et Danielopoulo, etc..,a subi divers traitements endocriniens et toniques sans résultat. Périodes de légère amélioration après séjours à la mer ou à la campagne.
Le Docteur Laignel-Lavastine constate une hypervagotonie avec R. O. C. de 12 (12 pulsations en moins à la compression oculaire 80-68).
L'injection intra-veineuse d’un milligramme et demi d’atropine ne fait pas tomber l’hypervagotonie. Tension LLCAQE 11,5—5 avec un index de 2.
La fatigabilité de la malade est extrême. Jeune femme d’aspect robuste avec un embonpoint moyen, elle parle lentement en trainant, elle marche encore plus lentement en s'appuyant sur quelqu’un ; elle passe la plus grande partie de la journée couchée, déjeune au lit et pense avec inquiétude à l'effort à faire pour passer d’une pièce à l’autre de l'appartement.
Elle écrit une carte postale à ses enfants, pousse un soupir, s’allonge et reste affaisée une heure ou deux.
L'appétit est bon, le sommeil également, l'intelligence est assez vive, mais l'attention faiblit rapidement. Elle aurait même une certaine gaîté si ce n’était la dépression que lui causent les réflexions sur son état. Règles insuffisantes depuis six ans (grossesse dans l'intervalle).
Une certaine amélioration paraît se manifester à la suite de l’administration detre surrénale, d’injections d’ovarine et d’antasthène.
Le Docteur Laignel-Lavastine attribue l'hypervagotônie ‘à l'excitation bulbaire par l’acide carbonique accumulé dans le sang grâce à l'insuffisance de FPhématose, et connaissant les travaux du Docteur Pierre Robin concernant le dysmorpho-fonctionnement facio-crânio-vertébral, il consulte ce dernier.
Le Docteur P. Robin fait une démonstration impressionnente ; l’oblitération d’une narine devient immédiatement insupportable à la malade, mais elle la supporte indéfiniment si l’on prend la pré-
caution de projeter vigoureusement, en avant, le maxillaire inférieur à l’aide du pouce, pressant sous le-menton.
Le Docteur P. Robin applique ajors à là malade un monobloc pour la nuit et un àppareil de jour rétablissant l’ équilibre morpho-
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fonctionne! de l'articulation temporo-maxillo-dentaire ; nous constatons un changement immédiat pour ainsi dire: H 1e “SD
Tout d’abord, au bout de quelques heures (moins de 24), l’arti-: culation -temporo-maxillaire se trouve luxée, disjointe, de telle; sorte que la malade ne peut plus reculer le maxillaire après retrait de ses appareils sans effort volontaire et sans douleur. p j
La fatigabilité diminue avec une rapidité surprenante. Elle devient capable de: supporter des fatigues de plus en plus grandes “| aimant le théâtre elle s’y rendrait tous Jes soirs sion ne l’en empé-{ chait. Elle y va un soir sur deux, le jour elle va dans les magasins, le matin et l'après-midi s'imposant des fatigues égales à celles que supportent difficilement des personnes de son entourage.
Prise d'inquiétude à chaque signe de fatigue, elle craint le retour deses symptômes de jadis qui la clouaient au lit pendant des semaines ; elle se refuse alors à tout mouvement. Mais après quelques heures de repos la fatigue disparaît et joyeusement elle se livre à de nouvelles fatigues.
Jadis, elle observait le bleuissement (cyanose légère) de ses lèvres et de ses ongles, du gonflement des mains et des pieds ; ces phénomènes se manifestent encore, mais à peine marqués et très rarement.
La tension artérielle restée basse commence à monter très légèrement. É
A l’examen nous constatons la disparition et même l’inversement du R. O. C., fait constaté par le Docteur Laignel-Lavastine.
On remarque que la malade éternue plus souvent que jadis ; par deux fois elle a pris un coryza, ce qui ne lui arrivait point, coryza arrêté d’ailleurs par des applications d’un sel de cocaïne-atropine.
Le poids de la malade (58 kg. 200) reste stationnaire), mais la malade prétend énergiquement qu'elle maigrit, ses vêtements devenant trop lâches.
Le métabolisme basal avait été mesuré par M. Stevenin et trouvé normal.
Le hoquet ne s’est montré que deux fois, mais l’on à eu à enregistrer deux ou trois expirations bruyantes.
Au bout d’un mois environ, le remaniement de l’engrenage dentaire paraissant obtenu et suffisamment fixé, on procède à la confection des appareils de contention définitifs.
Actuellement, moins de deux mois après le début du traitement, le R. O. C. est normal, la tension est de 13, l’insuffisance des règles n’a pas diminuée malgré une série d’injections d’ovarine et une de para-ovarine Carrion, le dermographisme qui était très marqué se trouve considérablement diminué.
Elle transpire abondamment, ce qui n’était pas le cas avant. Son état général est complètement satisfaisant.
Malade de tempérament paresseux, pusillanime et pathophobe, ne manifeste qu’un désir, c’est de voir son état actuel se maintenir définitivement.
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En Janvier 1926, les nouvelles de la malade ne sont pas sibonnes; il n’y a pas eu de changement en ce qui concerne les règles. Elle ne se sent pas aussi bien qu’au début du traitement. La fatigabilité est assez marquée ; mais les circonstances de sa vie ne lui permettent pas de respecter les règles d'hygiène et de vie modérément fatigante qui lui ont été conseillées.
D'autre part, son entourage et elle-même nous font saisir que l'amélioration de son état est évidente, aucune comparaison n’est possible entre son état actuel et son état antérieur.
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