PEUT | GE
En 1927 (au début), la malade commença à se plaindre de crises douloureuses dans la région lombaire droite. La durée de ces crises variait de quelques heures à une journée entière: Dans l'intervalle: persistait seulement un peu de pesanteur lombaire droite. Ces douleurs étaient à irradiation inférieure.
Au T. V. présence d’un point douloureux précis au niveau de la base du ligament large droit.
De temps à autre, quelques brûlures en urinant. La malade n’a jamais ressenti aucun de tous ces troubles avant l'intervention,
Les urines sont louches. Elles contiennent une faible quantité de pus, et des colibacilles.
Nous pensons à la possibilité d’une sténose urétérale et une exploration est décidée.
Le 4 novembre 1927, nous pratiquons une cystoscopie. La vessie est normale. À droite, les sondes n° 14 et 12 butent à o m. 035. Une sonde n° 10 franchit l’obstacle et monte à o m. 25. On retire à ce moment 3 cmc. d'urine louche, en gouttes pressées. Puis les éjaculations s’établissent suivant leur rythme normal, La formule histo-bactériologique de l'échantillon est la même que celle des urines totales. La sonde n° 10 est enlevée, et une sonde n° 12 est introduite et laissée à demeure 24 heures.
La malade a été revue à plusieurs reprises et suivie jusqu’en juin 1928. Le lendemain du cathétérisme, les douleurs lombaires disparurent complètement et définitivement. Les urines sont absolument limpides.
Observation 13 (empruntée à la thèse de R. Prrir).
Colibacillurie entretenue par une sténose urétérale droite consécutive à une hystérectomie subtotale.
Mme L...
En 1926, a subi une hystérectomie subtotale pour fibrome et kyste de l’ovaire.
En 1927 (à la fin de l’année), apparurent progfessivement des douleurs lombo-abdominales droites. De temps à autre,
se produisent des crises très douloureuses d'une durée de quelques heures. Augmentation du nombre des mictions et apparition d’urines louches.
Aucun symptôme analogue n'existait avant l'intervention.
n examen des urines fait constater la ie de lb de sang, de colibacilles.
Une cystoscopie est pratiquée par nous le 7 juin 1928. On ne note au niveau de la vessie que des lésions inflammatoires banales. L’orifice urétéral droit est facilement cathétérisé par, une sonde de petit calibre (n° 10). Mais on bute nettement à 8 cm. En insistant, on franchit péniblement l'obstacle et on s'arrête à o m. 15 pour recueillir un échantillon. Celuici est louche et l’examen fait constater l'existence de pus ét de colibacilles.
La malade a été revue une semaine après. Elle accuse une complète disparition de ses douleurs lombaires droites. Un traitement antiseptique urinaire est alors institué.
Observation 14 (empruntée à la thèse de R. Perir).
Colibacillurie entretenue par une sténose urétérale gauche consécutive à une opération de Wertheim.
Mme M...
En 1927, subit une opération de Wertheim pour cancer utérin. La dissection de l’uretère gauche fut laborieuse mais sans incidents. Suites opératoires simples.
Six semaines après l'intervention, apparurent des douleurs lombaires gauches sous forme de crises aiguës accompagnées d’une forte température. Peu après, les mictions devinrent fréquentes et douloureuses par intervalles. L'examen des urines fit constater la: présence de pus et de colibacilles.
La malade n'avait jamais rien présenté de semblable avant l'intervention.
Les choses continuent d'évoluer sans amélioration.
En 1928 (avril), une exploration instrumentale est décidée.
Une cystoscopie est pratiquée par nous le 2 avril: lésions inflammatoires banales au niveau de la vessie, On examine
OS
attentivement l'orifice urétéral gauche. On n'observe pas d'éjaculation urétérale à son niveau. L’orifice est de cathétérisme facile, mais les sondes n°% r4, 12 et ro butent à 2 cm. Une sonde n° 8 parvient à 4 cm. et retire quelques gouttes d'urine louche. »
Bien que l’on n’ait pu parvenir à monter une sonde jusqu'à la partie supérieure de l’uretère, l'effet du cathétérisme n’en fut pas moins heureux, car la température tomba le lendemain à 37°, alors que la: malade était continuellement fébricitante depuis 2 semaines.
Au bout de quelques jours, la malade partit en On. cence sans que la fièvre réapparut. Les douleurs lombaires avaient complètement cessé.
Observation 15 {empruntée à la thèse de R. Perir).
Colibacillurie entretenue par une sténose urétérale gauche consécutive à une hystérectomie subtotale.
Mme A..., 36 ans.
En 1924, a été opérée pour une double salpingite adhérente. Hystérectomie subtotale.
Deux mois après l'intervention, apparition progressive de douleurs lombaires gauches. Ces douleurs sont de type continu. De temps à autre, surviennent des crises plus violentes d'une durée de quelques heures.
La malade n'avait jamais présenté de troubles semblables avant l'intervention.
En 1925 (avril), nous pratiquons notre premier examen. Le rein gauche est augmenté de volume, douloureux à la palpation. Les urines sont louches : l'examen y décèle la présence de cellules épithéliales, de colibacilles, de pus.
Une cystoscopie est pratiquée. À gauche, les sondes à bout olivaire n°% 14, 12 et 10 butent à 8 cm., malgré l’inclinaison de la malade. Une sonde n° 8 franchit l'obstacle et monte à o m. 25 sans difficulté. On évacue en gouttes pressées quelques centimètres cubes d’urine. À l’examen histobactériologique de l'échantillon : colibacilles peu nombreux sans pus.
Au cours de quatre séances, mensuellement espacées, on dilate la sténose jusqu’au calibre n° 16. Dès la première dilatation, la malade accuse une disparition absolue des douleurs lombaires gauches. :
La malade a été revue en novembre 1925. Il n’y a pas de douleurs lombaires gauches. Les urines totales sont limpides. Cathétérisme facile de l’uretère gauche au moyen d'une sonde n° 14 par laquelle on recueille un échantillon limpide.
Observation 16 (empruntée à la thèse de R. Perir).
Colibacillurie entretenue par une sténose urélérale droite consécutive à une hystérectomie subtotale.
Mme O..., 4o ans.
En 1920, a subi une hystérectomie subtotale pour salpingite.
Un an environ après l'intervention, apparition progressive de douleurs dans la région lombaire droite. De temps à autre, quelques troubles mictionnels. Avant l'intervention la malade n’avait jamais présenté le moindre symptôme urinaire.
Durant plusieurs années, les troubles persistent, il s’y ajoute, tous les mois environ, des crises douloureuses lombairés droites à type paroxystique d’une extrême violence. Ces crises s'accompagnent de frissons, de fièvre. Elles sont suivies d’une débâcle d’urines louches.
En 1928 (juin), nous pratiquons l'examen de la malade. Les urines recueillies sont louches. L'examen y décèle la présence de pus et de colibacilles. Le rein droit est augmenté de volume et facilement perceptible.
La cystoscopie montre que la vessie est normale. A droite, une sonde urétérale n° 14 bute à 4 cm. Une sonde nv 12 bute au même niveau. Une sonde n° 10 franchit l’obstacle et monte péniblement à 0 m. 25. À ce niveau, on évacue une rétention louche de 18 emc. La sonde est laissée en place jusqu'au soir. Le lendemain, la malade est extrêmement soulagée. Les douleurs ont complètement disparu.
ne OU
La malade quitte le service et doit revenir pour des dilatations de l’uretère droit et des lavages du bassinet.
Observation 17 (empruntée à la thèse de R. PETIT).
Colibacillurie entretenue par une sténose urétérale droite consécutive à une hystérectomie totale.
Mme D..., 50 ans.
En 1925, la malade a subi une hystérectomie totale pour fibrome. Quelques mois après l'intervention, apparition progressive de douleurs dans la région lombaire droite à irradiation inférieure. Ces douleurs duraient quelques jours et étaient suivies de brûlure à la miction, et d'émission d'urines troubles. De temps à autre, crises douloureuses accompagnées d’une température élevée, au voisinage de oc. re
En 1927 (14 octobre), la malade entre à l'hôpital Cochin,
dans le service de M. Caevassu.
Elle vient pour une crise qui remonte à il y a quatre jours. Les douleurs sont très vives, la température à 39°, lès mictions fréquentes, les urines troubles, le rein droit sRenents de volume et douloureux.
Un examen d'urines fait constater la présence de cellules épithéliales, de bâtonnets à gram —, de pus abondant.
Le 14 octobre, une cystoscopie montre que la vessie est saine. On pénètre facilement dans l’O.U. D., mais les sondes de tous calibres butent à 6 cm. malgré l'inclinaison de la malade. On recueille à ce niveau, un échantillon contenant des cellules épithéliales et des colibacilles.
Le lendemain r5 octobre, nouvelle cystoscopie, les sondes ne 14 et 12 butent à 6 cm. Une sonde n° ro bute au même niveau. En insistant, on franchit l'obstacle. La sonde est laissée en place pour dilatation de l’uretère et séparation d’urines. On ne vide pas de rétention.
R. D. Vessie. R. G Quantité rec, AVAL 6,5 cc. 9 ce.
Urée ; concentr, ::.,:::, 20,42 28,19
débits NL) 0422 0,257
La température tombe progressivement et atteint 3706 le 19 octobre.
Un troisième cathétérisme est pratiqué à cette même date, D'emblée une sonde n° 12 franchit l'obstacle. Une sonde n° 14 est ensuite introduite sans difficulté. Un échantillon montre la persistance de colibacilles au niveau de l’uretère droit. On fait un lavage du bassinet au nitrate d'argent.
Par contre, la température est normale et les douleurs ont complètement disparu. La malade quitte le service avec un régime et doit revenir pour poursuivre le traitement urolo-
gique.
Observation 18 te Le la thèse de R. Perir).
Colibacillurie entretenue par une sténose urétérale gauche consécutive à une hystérectomie subtotale.
Mme B..., 39 ans.
En 1914, hystérectomie subtotale pour salpingite.
En 1927 (4 août), entre à l'hôpital pour douleurs lombaires gauches, fièvre et troubles de la miction.
Jusqu'à l'intervention subie en 1914, aucun signe urinaire.
Quelques mois après l'intervention apparaissent dans la région lombaire gauche des douleurs paroxystiques irradiant vers l'extrémité inférieure gauche de l'abdomen. D'abord très espacées, ces crises se rapprochent progressivement.
Depuis deux années, les crises douloureuses surviennent tous les mois environ et s’accompagnent de fièvre, de frissons et de douleurs à la fin de la miction. Elles sont suivies de débâcles d’urines troubles.
Au moment où la malade entre à l'hôpital la température. est à 4004. Il existe une grande ‘sensibilité ; IADORÉANES de la région lombaire gauche.
La palpation révèle un empâtement de la fosse lombaire gauche. Le rein est gros et nettement perceptible.
Les mictions sont fréquentes : 16 fois par 24 heures.
Le 127 septembre 1927, cystoscopie. Celle-ci montre une
H. Bordier 3
vessie saine. O. U. D. normal (on prélève un échantillon). O. U. G. œdémateux : les sondes de tous calibres butent à 8 cm. On recueille après une longue attente un faible échantillon. Bactériologie :
Urines totales : cellules épithéliales. Colibacilles.
Uretère droit : pas de culot.
Uretère gauche : cellules épithéliales. Polynucléaires, Colibacilles.
Le 12 septembre : 2€ cystoscopie. La sonde n° 14 bute à 8 cm. Une sonde n° 12 bute au même niveau, mais en insistant, on force l'obstacle et l’on vide une rétention de 8 emc. d’urines louches.Mesure de la capacité du bassinet : 18 eme. On fait un lavage du bassinet (nitrate d'argent au 500€).
Après le cathétérisme de l’uretère gauche, la malade fait une poussée de cystite intense coïncidant avec la disparition des douleurs lombaires gauches et une chute thermique à 37°.
Le 30 septembre, la cystoscopie note d'importantes lésions vésicales : congestion et ulcérations, grumeaux purulents. Les sondes n° 12, puis 14 montent à gauche à o m. 25 Las vage du bassinet.
Le 14 novembre, cystoscopie pour exploration fonctionnelle.