‹ Contribution à l'étude du retrait des cimentsChapitre 29 sur 32 · ENT · texte numérisé non relu

ENT

Cette méthode a été exposée par M. L. SUQUET. qui l’a appliquée en 1931 à l’étude d’une poutre en béton armé. Pour mesurer avec précision la longueur des fers, il a imaginé le procédé des armatures creuses (1) que j'ai repris dans l’étude des petites éprouvettes. Dans celles-ci, larmature est constituée par un tube de métal (diamètre extérieur 10 millimètres, intérieur 5 millimètres, longueur 400 millimètres). Il contient une tige ronde de 5 millimètres fixée par une goupille à une de ses extrémités. De cette façon, les extrémités libres du tube et de la tige se déplacent l’une par rapport à l’autre de la contraction que subit le tube par suite du retrait. On mesure ce déplacement soit au palmer, soit au microscope, soit à l’aide d’un comparateur. J’ai utilisé cette dernière méthode en fixant au tube un comparateur à aiguille dont le palpeur s'appuie sur la tige. On suit ainsi les variations de longueur avec une grande fidélité et une précision de l’ordre de 2/1.000 de millimètres (2 microns) {fig. 36].

Avec un comparateur spécial il serait même possible par cette méthode d’obtenir une précision de 1/2 micron, précision pouvant être intéressante dans certains cas particuliers.

Cette mesure élimine automatiquement les variations de température, la tige et le tube ayant même coefficient de dilatation. Au contraire, pour étudier l’action de la température sur les longueurs, on utilise des tiges intérieures d'Invar. : |

La longueur des prismes non armés se mesure par un procédé analogue, en remplaçant le tube de fer par un tuyau de caoutchouc qui suit parfaitement les variations de longueur du ciment (fig. 36).

Par suite de l'apparition rapide des fissures, l’expérience ne peut plus porter sur les ciments purs. Les résultats cidessous ont été obteñnus sur des mortiers 1/1 de divers ciments gâchés à consistance plastique, démoulés après 24 heures et conservés dans une salle du laboratoire à une température de 18 à 20°, hygrométrie 60 p. 100 environ.

(1) Annales des Ponts ét Chaussées, 1932, tome III, pagé 337. ATP

En fonction du temps, le retrait de la pièce libre se traduit par une courbe du genre de celles que nous avons déjà vues, là diminution de longueur de l’armature par une courbe de valeurs beaucoup plus basses qui semblent se stabiliser

rapidement.

Prisme Prisme armé non arme Comparateur | à cadran Fe LA Mortier ES 7 S Armature Tige solidaire tubulaire g dune extremité de DMÉLMre.- l'eprouvettc Mr LEURS Tube de caoutchouc Fig. 36. — Mesure du retrait par le procédé des armatures creuses,

Une immersion fait tomber peu à peu le retrait de la

pièce libre à une certaine fraction de sa valeur sans jamais l’annuler. Au contraire, elle fait tomber rapidement à zéro le retrait de l’armature et, : si on prolonge Pexpérience, elle

la met en tension.

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