‹ Contribution à l'étude du rythme urinaire chez les hépatiquesChapitre 21 sur 23 · SE NE · texte numérisé non relu

SE NE

ans, mère morte de tumeur il y a trois ans, Ni frères ni sœurs, |

Antécédents personnels. — N'a jamais été malade jusqu'à il y a trois ans, où elle présenta des troubles gastriques assez violents qu'il est difficile de lui faire préciser. Elle avoue que depuis une dizaine d’années,elle absorbait une grande quantité d’alcools de toutes sortes ; signes d’éthylisme très marqué (tremblements, rêves professionnels, etc.)

État actuel. — Inappétence, constipation. Le ventre est gros, étalé, l'examen fait noter une considérable ascite ; le foie semble petit, la rate est perceptible.

Rien au cœur ni aux poumons.

Les urines sont rares et hautes en couleurs. La tension artérielle est de 12.

L'état général semble précaire. Il existe de l'æœdème des” membres inférieurs et la température se maintient au-dessus

de 38,

Sous l'influence du traitement : bains, extrait de foie, théobromine, l’on voit l’ascite diminuer, la tension se relever ainsi que le taux des urines. D'oligurique avec isurie, la malade devient anisurique avec diurèse à peu près normale.

Après un mois d'amélioration l'état général s'aggrave à nouveau, la température s'élève, la tension s’abaisse, l'œdème et l’ascite augmentent et le malade succombe avec oligurie

(500 grammes) d'urine et isurie.

OBSRRVATION VII (Prise dans le service de M. Gilbert.)

Antécédents héréditaires. — Cirrhose avec phase d'isurie

en augmentation progressive. Père âgé de soixante-deux ans,

a eu la fièvre typhoïde à vingt-deux ans. Ethylique. Mère de constitution faible : a eu également la fièvre typhoïde ; âgée actuellement de cinquante-trois ans. Pas éthylique.

Une sœur bien portante.

Deux frères que la malade croit tuberculeux.

Antécédents personnels. — Fièvre typhoïde à quinze ans.

Pendant la convalescence, crachements de sang. |

Ces crachements de sang persistent deux ans puis disparaissent pour reprendre il y a dix-huit mois.

En même temps la malade s'aperçoit que son ventre grossit.

Alors l'appétit faiblit, le dégoût pour la viande et le lait s’accuse. La constipation s'établit.

Douleurs abdominales, et douleurs au niveau du pôle inférieur de la rate.

Le ventre augmentant toujours, la malade entre le 13 août à l'hôpital Tenon où on lui fait une première ponction donnant issue à 18 litres de liquide ; puis tous les douze jours nouvelle ponction variant de 16 à 21 litres.

27 mars 1910. — Elle retourne chez elle mais l'abdomen grossissant de nouveau elle vient à l'hôpital Broussais.

La malade déclare qu’elle aurait des cauchemars la nuit. Ethylisme marqué.

Depuis son entrée une ponction a permis de retirer 29 litres de liquide.

On a remarqué du sang dans ses selles.

La malade a été réglée à dix-sept ans, très régulièrement jusqu'à il y a dix-huit mois où les époques cessent.

Deux fausses couches.

La malade ayant découpé souvent du plomb, aurait eu des

coliques de plomb.

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