CONCLUSIONS
I. — Au nombre des symptômes urinaires qui se rencontrent au cours des affections hépatiques et en particulier des cirrhoses, on en doit noter un qu'avec MM. Gilbert et Lippmann, nous appellerons l’isurie (de 150, égal) et que nous opposerons comme eux à l’anisurie (de « privalif et 16%, égal.)
II. — L’isurie consiste essentiellement en une .égalisation absolument remarquable du débit quotidien des urines, faisant disparaître les oscillations physiologiques de l'élimination urinaire ; cette disparition des oscillations, même physiologiques, met l’isurie à l’extrême opposé de l’anisurie, dont la caractéristique est justement l’exagération remarquable de ces mêmes oscillations. L’isurie peut avoir une durée variable ; elle est presque toujours accompagnée d’oligurie. Elle succède souvent à une phase d’anisurie, et peut aussi en être suivie, de sorte que la ligne horizontale isurique peut être encadrée de deux courbes anisuriques.
III. — C’est au cours des affections hépatiques et principalement des cirrhoses de toutes sortes, que ce symptôme a été étudié ; mais, à côté de l’isurie d’ori-
Thomas o
gine hépatique, il existe probablement une isurie d’origine cardio-vasculäire, d’origine rénale, d’origine nerveuse, etc., pour ne parler que des plus probables. | | Sn
IV. — Avec MM. Gilbert et Lippmann, nous rattachons la physiologie pathologique de ce singulier phénomène urinaire à des troubles d’origine mécanique et circulatoire dans le système porto-cave. L’isurie serait due à la fermeture constante de l’écluse pathologique que représente la sclérose hépatique, tandis que l’anisurie qui la précède, serait due à des pouscées réactionnelles d’un système porte hypertendu luttant contre un obstacle non définitivement encore établi.
V. — La constance de ce symptôme dans les affecüons susnommées et son apparition concordant avec celle de l’oligurie en font, dans les hépatopathies, un élément important de diagnostic et surtout de pro-
nostic.
Vu : le Président de la thèse GILBERT Vu : le Doyen, LANDOUZY
Vu et permis d'imprimer Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris