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Si nous comparons le nombre des animaux à polypes à la somme des consultants, dans cette période qui va du 18 octobre 1933 au 26 mars 1949, sur 16.093 animaux, on note 588 malades, soit un pourcentage moyen de 3,6 % de chiens à Sarcome de Sticker. Dans ce chiffre global de consultants, il faut compter 9.564 mâles, dont 158 présentaient des tumeurs vénériennes, soit donc un pourcentage de 1,6 % d’animaux à polypes parmi les mâles.
Sur les 6.547 femelles, nous décelons 430 malades et constatons un pourcentage plus élevé, 6,5 % de chiennes à néoplasies vaginales.
Ces pourcentages moyens que nous venons de noter ne donnent qu’une idée assez vague de ce qu’est la fréquence de la maladie envisagée au cours de cette période.
1933.37 33% 40 4 41 6 wi 45 46 4 48 |
Les fluctuations annuelles aboutissent à un accroissement de la fréquence.
En effet, alors que chez les mâles, le pourcentage des animaux à polypes est, entre 1933 et 1937, de 0,6 Jo, nous enregistrons le chiffre de 3,4 % pour les mêmes mâles en 1948. Chez les femelles, des variantes analogues sont en-
registrées et de 4 % entre 1933 et 1937, la proportion des femelles à polypes atteint le chiffre de 7 % en 1948.
Malgré une réduction importante de la population canine, la courbe n° 2, sur laquelle sont représentés le nombre des malades, montre que le pourcentage des animaux atteints de tumeurs vénériennes dans les deux sexes, par rapport aux consultants, ne cesse de s’élever depuis 1936.
Partie de 1,8 % en 1933-37, elle s’élève à 6,8 en 1943, redescend à 4 en 1946 pour atteindre 5,1 en 1948. Seule, la baisse enregistrée de 1944 à 1946 vient troubler la lente, mais continuelle ascension, de la courbe n° 2.
Cette baisse semble pouvoir s'expliquer facilement par le fait que de nombreux propriétaires de chiens firent reproduire alors les quelques reproducteurs conservés pendant la guerre. Ainsi le nombre des animaux impubères donc indemnes de polypes, comme nous le verrons plus loin, augmenta du même coup et vint fausser les résultats.
En 1949, nous constaions également une progression qui va croissant, mais ici les chiffres élevés (110 malades en 8 mois) que nous notons, perdent une partie de leur signification par rapport à ceux des années précédentes, car nous voyons se multiplier le nombre de chiens venus de départements de plus en plus lointains.
Connaissant maintenant la fréquence du Sarcome de Sticker dans Le Sud-Ouest de la France, nous allons essayer de déterminer le rôle de certains facteurs qui pourraient avoir une influence sur le développement de cette tumeur. La race, l’âge et le sexe des animaux retiendront particulièrement notre attention.
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Influence de la Race sur le développement des polypes
Pour FELDMANN, le facteur race est sans importance.
HoBpaYy pense que les Bull sont prédisposés, bien qu’il ait rencontré l'affection chez des Terriers, Saint-Bernard et Caniches.
JACKSON a remarqué qu’elle affectait souvent le Fox. et AJELLO retient la sensibilité des races pures, bien que la majorité des cas qu’il signale porte sur des races communes, mais cela, dit-il, tient à ce que les communes sont plus nombreuses que les autres.
Dans la région toulousaine, des chiens de toutes races, le chien muni de son pedigree, comme le chien issu de croisements faits au hasard des rencontres, le chien de chasse comme le chien de luxe, tous viennent à la consultation de l'Ecole Vétérinaire pour tumeurs vénériennes.
Les différences de fréquence enregistrées parmi ces animaux sont fonction de la mode et tiennent à ce que les races sont représentées par un nombre plus ou moins grand d'individus.
Le mode de vie du chien, que conditionne la race, doit être également envisagé.
Dans la majorité des cas, le chien de race est plus surveillé que le chien commun qui fournit le contingent le plus important des animaux errants, dont plusieurs Vétérinaires du Sud-Ouest ont signalé le rôle qu’ils jouent dans le développement ou la régression de la maladie dans une région. C’est ainsi qu’à Brive, où la fréquence des polypes est stationnaire, notre rapporteur n'hésite pas à dire que
LS ANNEES cela est dû à ce que, actuellement, on trouve moins 14?
chiens errants dans cette région.
Donc, en conelusion, nous pouvons dire que le facteur « race » conditionnant un <« terrain » plus ou moins réceptif à la tumeur vénérienne n’est pas à retenir.
Influence de la race
sur le développement des polypes.
AJELLO trouve l’affection à tous les âges. LASSERRE et LomBarDp donnent 19 ans comme limite extrême.
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M0 1425456789 WU MIS
Nombre des consultants par année d'âge (en noir, le nombre des mâles; en blanc, celui des femelles).
BAsHroRD, MURRAY, CRAMER, estiment qu’on ne rencontre pas la maladie avant la maturité sexuelle et d’après eux elle serait moins fréquente chez les vieux.
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L'étude entreprise à l'Ecole de Toulouse permet de tenir l'affection pour rare chez les sujets de moins de un an. Elle est peu connue chez les animaux âgés. |
Sur 395 malades à l'Ecole Vétérinaire de Toulouse, 6 sujets de moins de un an ont été observés, dont un n’avait que six mois, landis que 23 seulement étaient âgés de plus de 11 ans, dont un au cours de sa 19° année. Ce sont des sujets de 3 et 4 ans qui, le plus souvent, sont présentés à Ecole pour tumeurs vénériennes; cependant, depuis dix ans, la fréquence au cours des premières années, semble
7 8 9 40 À 4145 du 45 46 y 48 19 20 Age
La fréquence est fonction de l’âge (En pointillé : statistique 1933-1937. - En plein : statistique 1938-1948).
NS 1. Le
avoir augmenté, Les malades âgés de 3 ans ou de moins de 3 ans constituent 32 % de l’ensemble, alors qu’en 1933-37, ils n’en représentaient que 25 %. Les polypes sont rencontrés chez les animaux de plus en plus jeunes, mais on constate cependant, actuellement, que les chiens de 9 à 10 ans sont plus éprouvés qu’en 1933-37. Les plus de 10 ans, par contre, seraient moins souvent atteints
qu’en 1933-37.
Remarquons, cependant, le rajeunissement de notre population canine.
Au début de la période difficile, au point de vue alimentaire, que connut la France lors du dernier conflit, une population canine très peu nombreuse fut conservée comme souche de l’élevage. À la fin de la guerre, ces chiens, alors relativement âgés, furent utilisés à la reproduction, ce qui eut pour effet d'augmenter brusquement la population canine et de diminuer la moyenne d’âge de cette espèce, âge qui, actuellement avec le temps, revient à une moyenne normale.
Influence du sexe sur le Sarcome de Sticker.
Quant au sexe, il joue un grand rôle.
AJELLO signale la plus grande fréquence des polypes chez les femelles que chez les mâles. Sur 84 cas, il note 68 femelles et 16 mâles et il rappelle que MENS4, en Italie, sur 30 cas, rencontre 24 femelles et 6 mâles.
AJELLO explique ces différences de fréquence, non pas par une sensibilité plus grande des femelles, mais cela serait dû, selon lui, à ce que un mâle couvre plusieurs femelles.