‹ Contribution à l'Étude du ScalpChapitre 16 sur 26 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

M: le professeur Quénu.— Revue de Chirurgie, Paris, 1903.)

Un enfant avant élé littéralement scalpé par un gros chien, M.-le professeur Quénu n’osa réimplanter la calotte cranienne, mais il demanda à M. Ribemont-Dessaigne de le prévenir, dès la mort d'un enfant nouveauné. Deux jours après l'accident, il put ainsi, après avoir

scalpé un nouveau-né une demi-heure après sa mort,

appliquer le cuir chevelu sur le crâne du blessé. Pendant quelques jours il crut à un succès : mais les cheveux s’effritèrent et le péricrâne se momifia, constituant une couche protectrice, qui tomba, non sans laisser quelques îlots épidermiques, qui devinrent le centre de la cicatrisation. Aujourd'hui, l'enfant a dix ou douze ans, le crâne est recouvert par une cicatrice suffisante, mais complètement glabre.

Page 1