‹ Contribution à l'étude du Syndrome d'hypoménorrhée associé à l'adiposité Et son Traitement par l'Opothérapie ovarienne et hypophysaireChapitre 15 sur 18 · L'OPOTHÉRAPIE HYPOPHYSAIRE DANS LE SYNDROME ADIPOSITÉ.HYPOMÉNORRHÉE · texte numérisé non relu

L'OPOTHÉRAPIE HYPOPHYSAIRE DANS LE SYNDROME ADIPOSITÉ.HYPOMÉNORRHÉE

L’opothérapie prônée par Cuscing a donné quelques résultats heureux suivant les publications de Roblée, Lisser, L. Lévi et Barthélémy, Eason. Mouriquand, Lereboullet et Hutinel ont obtenu des améliorations par l’opothérapie hypophysaire (injection sous-cutanée d’extraits de lobe postérieur, 3 fois par semaine) associé à l’opothérapie thyroïdienne. (injection quotidienne de 5 cg. de poudre).

Cette opothérapie compte quelques succès dans la syndrome adiposo-génital ; lorsque par exception il n’est pas dû à une tumeur.

Cette opothérapie est en tout cas sans danger. Un adulte normal peut sans inconvénient prendre une dose de 10 à 40 cg. d’extrait sec, totale ou postérieure correspondante à une demie glande de bœuf : des accidents toxiques ne sont pas à craindre comme avec les produits thyroïdiens et surénaux.

Le meilleur mode d’administration semble les injectinos sous-cutanées d’extrait total.

Nous avons vu le rôle qu’on attribue à l'hypophyse antérieure dans la sécrétion interne de l’ovaire.

Des essais thérapeutiques ont été effectués. Ils sont

Gr

rares pour que l’on puisse déjà tirer des conclusions valables.

Jarlov, Ejnar, ont suggéré la thérapeutique par l'extrait du lobe antérieur de l’hypophyse dans les syndromes hypogénitaux, en particulier en cas d’aménorrhée.

Schettenhelm obtint des résultats en administrant de l’extrait hypophysaire antérieur associé à l’extrait thyroïdien dans des cas d’obésité avec hypoménorrhée ou dysménorrhée.

Otto Gragent obtint des résultats par la même thérapeutique dans des cas qui sont restés rebelles par le seul extrait ovarien.

CGONGLUSIONS

1°) Le syndrome complexe où l’hypoménorrhée s'associe à l’adiposité est très fréquent.

2°) Ce syndrome peut se voir dans la ménopause chirurgicale où il constitue l’élément le plus frappant du complexe morbide.

3°) Il peut faire partie des troubles de l'insuffisance ovarienne à tous les âges de la vie génitale de la femme : rarement à la puberté, où il est difficile de parler d’insuffisance hormonale ; parfois à la ménopause où il y a plutôt une carence poly-hormonale, maïs surtout au cours de la grossesse.

4°) Le syndrome d’hypoménorrhée associé à l’adiposité, constitue l’élément le plus essentiel de la symptomatologie du syndrome adiposo-génital, à la base duquel on trouve parfois une insuffisance post-hypophysaire.

5°) Mais l’hypophyse antérieure étant régulatrice de la fonction ovarienne, une activatrice de la fonction folliculaire, on peut supposer que l’insuffisance hypophysaire antérieure peut indirectement réaliser le syndrome.

6°) On peut parler de l'existence du syndrome hypoménorrhée-adiposité dans la petite insuffisance thyroidienne où l’obésité, un peu spéciale, il est vrai, s'associe aux troubles des règles.

7°) On a essayé dans ce syndrome la cure d’amaigrissement : régime alimentaire et exercice au grand air, l’opothérapie testiculaire et thyroïdienne.

8°) Mais nous avons surtout insisté sur l’action de l'extrait ovarien et de la folliculine en particulier, sur les troubles de l’insuffisance ovarienne.

9°) Cette action est incontestable aussi dans l’hypoménorrhée associée à l’adiposité, tels qu’en témoignent les quelques succès thérapeutiques.

10°) Cette action est cependant inconstante : la folliculine peut rarement agir toute seule, elle se trouve renforcée par d’autres extraits glandulaires et par le régime hygiéno-diététique.

11°) L’extrait hypophysaire a fait sa preuve dans le syndrome adiposo-génital.

12°) L’extrait hypophysaire antérieur étant un animateur de la sécrétion folliculaire, son action s’assimilerait à celle de la folliculine.

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