‹ Contribution à l'étude du Système Réticulo-Endothélial et de son comportement au cours de certaines maladies infectieuses ou parasitairesChapitre 15 sur 81 · CELLULES ADIPEUSES · texte numérisé non relu

CELLULES ADIPEUSES

Parmi les éléments conjonctifs, il en est encore de très intéressants, qui présentent des activités métaboliques et phagocytaires : nous voulons parler des cellules graisseuses et des ostéoclastes. Les cellules fibroblastiques subissent souvent une surcharge graisseuse, et deviennent des cellules adipeuses isolées ou rassemblées en amas considérables formant un panicule adipeux, pius ou moins important suivant les conditions. La cellule conjonctive accumule la graisse par fixation intraprotoplasmique. Les corpuscules de graisse qui circulent dans le sang, les hémoconies, sont happés et fixés par la cellule. Ces corpuscules sont particulièrement abondants dans le sang au moment de la digestion, après un repas riche en graisses. Mais la graisse peut se trouver dans les humeurs sous forme dissoute, non colloïdale, et ce n’est plus un phénomène de phagocytose qui intervient, mais d'équilibre physique autour d’une membrane protoplasmique. Les cellules graisseuses sont les agents régulateurs de la lipémie, dont le coefficient oscille autour d’un seuil variable suivant les circonstances et les individus. Le nombre des cellules conjonctives qui fixent la graisse est fonction du nombre des hémoconies et du taux de graisse dissoute dans le sang ou la lymphe. Il est également sous la dépendance de facteurs neuro-endocriniens mal connus. Pendant l’amaigrissement, quand l'organisme fait appel à ses réserves, où plus exactement quand le taux des graisses en circula-

tion diminue, la mise en liberté de la graisse emmagasinée se réalise par la diminution du nombre ou du volume des vacuoles graisseuses incluses dans le protoplasma. La graisse est restituée soit en nature, säns la moindre modification, soit disloquée chimiquement : il y a mise en liberté d'acides gras et de glycérine, dislocation dûe à l’action de ferments lipolytiques. La vésicule graisseuse se fragmente alors en sphérules qui finissent par disparaître, et la cellule adipeuse redevient une cellule mésenchymateuse banale. La graisse emmagasinée dans le protaplasma peut avoir subi des modifications chimiques qui la rendent plus directement « assimilable ». Ces faits, constatés par des varitions des affinités tinctoriales, nous montrent que la cellule graisseuse est capable d'activités métaboliques.

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