‹ Contribution à l'étude du Tétanos Post-Abortum et son traitementChapitre 16 sur 26 · BERNARD · texte numérisé non relu

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qu’il faut tendre dans le tétanos comme dans la diphtérie », conseille M. L. Bazy. « Depuis les travaux de RAMON, DEBRÉ, BERNARD, confirmés dans la thèse de Mme VALENTIN-ZAGDOUN, on sait que dans la diphtérie, après injection d’une première dose importante de sérum, les quantités injectées les jours suivants n’élèvent pas sensiblement le taux antitoxique du sérum sanguin ». Et, continue M. L. Bazy, « on ne sera pas surpris d'apprendre que les mêmes constatations aient pu être faites au cours du tétanos. C’est ainsi que chez un tétanique MM. SCHIER et JUDÉ ont pu constater qu'après injection de 414.000 U. I. le taux du sérum de leur malade était de : + 50 - 100 U. [. ; il était identique après injection de 954.000 U. I. Enfin, dix jours après, trois jours après injection d’un total de 1.254.000 U. I, il n’était plus que de + 30,50 U. I. par centimètre cube ».

La voie intraveineuse est moins utilisée que la précédente. Néanmoins, son emploi est plus fréquent dans les cas aussi graves que le tétanos post-abortum.

La rapidité de diffusion de l’antitoxine, la faible quantité de sérum à utiliser sont des avantages certains, tout au moins apparemment. Sont-ils, en réalité, aussi marqués ? Il est difficile de l’affirmer.

Une chose est toutefois certaine, cette injection endoveineuse comporte un danger réel en rapport avec les accidents de choc anaphylactique. Pour se mettre à l’abri de ces accidents, rappelons que le sérum doit être injecté tiède, dilué dans du sérum physiologique et à un rythme très lent.

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La voie intra-rachidienne est peut-être au premier abord la plus logique, la plus satisfaisante pour l’esprit. L’antitoxine mêlée au liquide céphalo-rachidien imprègne directement les centres nerveux. En fait, les travaux de RISER ont montré qu’il n’y a aucun contact direct entre le liquide céphalo-rachidien et les centres nerveux.

Pourtant les résultats obtenus par différents auteurs dans le traitement du tétanos en général, par cette voie, semblaient montrer l'utilité de cette méthode.

Il n’est pas niable que chez le tétanique, sa technique est difficile et nécessite une anesthésie suffisante pour pratiquer la ponction lombaire sans risquer de déclencher une crise. Rappelons également la relative fréquence des méningites sériques, qui ne constituent pas en soi un accident grave.

Actuellement, la voie intra-rachidienne a perdu la grande faveur dont elle a joui pendant longtemps. Citons à ce sujet la voix autorisée de M. L. Bazy :

« Nous avons délibérément renoncé à la voie intra-

rachidienne. Il semble bien, en effet, que cette voie qui n’est pas toujours d’ailleurs, surtout chez un tétanique contracturé, d’une utilisation aisée, ne présente en réalité aucun avantage. En effet, si l’on injecte du sérum dans le liquide céphalo-rachidien, on peut constater qu’il n’y reste qu’un temps très court et que très rapidement on le retrouve dans le sang. Par contre, on a pu observer que lorsque

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le taux de l’anti-toxine du sérum injecté par d’au-

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