CONCLUSIONS
1° Le tétanos puerpéral procède généralement de la plaie utérine, peut-être en certains cas des lésions vulvo-vaginales. Ce n’est donc qu’une variété de tétanos traumatique ;
&° Il est plus fréquent après l'avortement qu'après l’accouchement, chez les multipares que chez les primipares, à la campagne qu’à la ville, au printemps et à l’automne que dans les autres saisons ; |
3° De nature microbienne, 1l est transmissible par contamination, et, par conséquent, justiciable de la méthode antiseptique ;
4° Les symptômes sont ceux du tétanos traumatique ;
5° Son anatomie pathologique est peu connue ;
6° Son diagnostic est facile ;
7° Son pronostic est très grave. Sa mortalité, 85 p. 100, est la plus élevée de toutes les variétés de tétanos ;
8° Son traitement doit être local et général.
Localement, on aura recours aux injections intra-utérines et vaginales chaudes ; le curettage nous semble légitime, et probablement serait utile.
Comme traitement général, on donnera le chloral à hautes doses, conjointement avec des injections sous-cutanées de morphine et des bains chauds ou de vapeur.