‹ Contribution à l'étude du traitement de certains asthmes graves et rebelles par les sels d'or et la tuberculineChapitre 16 sur 28 · PREPARATION DU MALADE EN CRISE · texte numérisé non relu

PREPARATION DU MALADE EN CRISE

Danë un premier temps qui sera le plus délicat il

faut faire accepter par le malade la suppression abso-

La RE

lue de son toxique : banir de façon radicale toute médication employée jusqu’à ce jour ; éphédrine, évatmine, adrénaline, poudre et cigarettes anti-asthmatiques, sous peine d'échec absolu de la médication de

base.

Il est indispensable aussi de vérifier l'intégrité des fonctions rénales et intestinales avant de commen-

cer le traitement aurique.

Dans un deuxième temps, il faut assurer le bon fonctionnement des émonctoires et aider à la décharge . toxinique, en stimulant le foie principalement par des cholagogues doux, de même le rein par des diurétiques appropriés comme la théobromine purifiée, en-

fin, l’intestin par des laxatifs non drastiques.

En outre on n’oubliera pas de calmer le système nerveux toujours irrité de ces malades par des cal-

mants non toxiques tel que la valériane par exemple.

Cette phase prémonitoire de préparation du ma-

lade aura duré huit à quinze jours au maximum.

Ce n’est que lorsque le temps presse parce que les crises sont trop intenses qu’on est autorisé à commencer la thérapeutique d’attaque en même temps que ce temps préparatoire, en tout cas jamais avant, et si

possible toujours après.

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