‹ Contribution à l'étude du traitement de certains asthmes graves et rebelles par les sels d'or et la tuberculineChapitre 18 sur 28 · TECHNIQUE DE LA CHRYSOTERAPIE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE DE LA CHRYSOTERAPIE

a) Voies d'administration : ce sont la voie intramusculaire (LUMIERE, MonTAGNA et RIMorni) et la voie intra-veineuse.

C’est à cette dernière que la préférence est donnée parce qu’elle semble agir plus rapidement (A. JACQUE- LIN). |

C’est aussi cette dernière que nous avons exclu-

sivement employée.

b) Variétés des sels d’or.

C’est le thiosulfate d’or et de sodium qui semblent le plus employés. (A. JACQUELIN, BALMES, DELLILE et HECHTER, etc.).

Le thiosulfite double de Mollgaart a été employé par Dupan.

D’autres conseillent l’hyposulfite double d’or et de sodium (VIGNATI) ou l’orosmiol (MELQUIADES CABAL).

Quant aux sels d’or par voie intra-musculaire, on note l’aurothioglucose à 50 % en suspension huileuse (MonTAGNA et Rimozni) et l’or en combinaison sulfo organique sous forme de thiopropanol sulfonate double d’or et de sodium.

Nous avons utilisé uniquement en suivant les conseils de JACQUELIN, le thiosulfate d’or et de sodium.

c) Doses.

Pour certains auteurs des: injections sont espacées deux fois par semaines au début puis hebdomadaires à partir de la troisième ou quatrième injection.

Avec les sels d’or par voie intra-veineuse on commence par un centigramme ou deux centigrammes. On augmente la dose d’un centigramme à chaque injection pour atteindre cinq centigrammes, dose qui ne doit pas être dépassée.

Quant aux sels d’or par voie intra-musculaire, on commence par 5 centigrammes, qu’on maintient pendant trois où quatre injections, et on passe à la dose

de 10 centigrammes jusqu’à la fin du traitement.

Le total des sels d’or employés varie extrêmement

d’un malade à l’autre.

Chez tel asthmatique on note une disparition des crises d'asthme à la quatrième ou sixième injection. Chez tel autre, il faut atteindre la dose totale de trois

grammes cinquante ou quatre grammes.

Quant à nous nous avons employé une technique plus simple en nous conformant aux idées de JACQUE- LIN et de ses collaborateurs.

Une injection intra-veineuse dé crisalbine tous les deux ou trois jours, régulièrement, aux doses de deux centigrammes, et parfois à cinq centigrammes, sans

jamais dépasser ce taux, et nous avons considéré que

Ne

la dose totale de un gramme parfois inférieure, jamais supérieure, assurait dans 80 % des améliorations ou

des sédations complètes.

Mais ces injections doivent être associées souvent à une calcithérapie ou à une désensibilisation à l’hyposulfite de magnésium, à une auto-hémothérapie, parfois même à une peptonothérapie, ce qui augmente le pouvoir curateur, la rapidité d’action, et diminue

le nombre des injections.

Aïnsi, d’après le terrain supposé du malade, le sel d’or sera-t-il dilué dans du gluconate de calcium à 10 % ou dans de l’hyposulfite de magnésium.

L’injection sera faite lentement et on réaspirera cinq ou dix centimètres cubes de sang par l’aiguille

qu’on réinjectera dans la fesse immédiatement.

Toutes les modifications à cette technique peuvent êtres tentées: ainsi l’hyposulfite pourrait-être réinjecté dans la fesse avec le sang au lieu d’être injecté par voie endo-veineuse si l’on craint d’agir trop brutale-

ment.

À l'opposé, si l’on recherche un choc plus intense, parce que le malade n’a aucune réaction, on mélangera extemporairement dans le sang une demi ou une ampoule de Soluprotine et on injectera le tout dans les muscles.

Cela est une affaire de tâtonnement et de techni-

que particulière, d’autant plus facile qu’on connaîtra

Le L'ARE

mieux son malade grâce à des examens cliniques approfondis avant le traitement, et qu’on dosera mieux

ses réactions à une surveillance minutiguse pendant celui-ci. a

La

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