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d’une aggravation progressive, les accès se rapprochant et se multipliant pour ne plus constituer qu’une longue et interminable crise, réalisant ainsi une infirmité de plus en plus cruelle et menaçant même la vie du malade ».
La malignité de cette forme est ainsi soulignée.
Cette définition nous permet d’éliminer de notre étude avec BESANÇON et JACQUELIN les 60 Z d’asthmes banaux et de ne retenir que les 27 % d’asthmes vraiment graves et 13 % d'états de mal asthatique.
Ces 40 seront justifiables de l’essai d’une thérapeutique nouvelle mixte par les Sels d'Or et la Tuberculine, ce qui fera l’objet de cette étude.
Après un bref rappel historique et pathogénique, nous étudierons dans une première partie : les caractères cliniques de l’asthme grave, les rapports de celuici avec la tuberculose, puis dans une deuxième partie : les traitements appropriés par les sels d’or et la
tuberculine.
HISTORIQUE ET PATHOGENIE
La crise d’Asthme décrite déjà avec précision dans l'antiquité par ARETEE sous forme d’efforts respiratoires avec soif d’air est restée cependant confondue au cours des siècles suivants avec des syndromes tout
à fait différents.
GALLIEN expliquait la Dyspnée respiratoire par les humeurs épaisses et filantes obstruant les voies respiratoires.
Cette doctrine Humorale était soutenue il y a un siècle encore par SYDENHAM qui cherchait à modifier les sécrétions bronchiques dans le traitement de l’asthme.
Il faut arriver jusqu’à LAENNEC pour trouver une première étude analytique de l’Asthme et un premier effort de synthèse.
Cet auteur dénonce le spasme bronchique, théorie qui sera confirmée par la suite sous le nom de Bronchospasme.
L'histoire de l’Asthme est jalonnée ensuite par les
noms des grands cliniciens de la médecine française
ne
GueNEAU DE Mussy qui le premier parle de Diathese, cette conception spéciale devait recueillir la faveur dé TROUSSEAU, qui dans ses fameuses « Cliniques de l’'Hôtel-Dieu » montra avec précision que l’Asthme relevait d’une cause générale liée à un trouble humoral.
Vient ensuite BouILLAUD et BOUCHARD qui agrandissent le domaine de la conception diathésique et placent l’Asthme dans le grand cadre de l’Arthritisme et de l’Uricémie.
Avec PARROT, BRISSAUD puis REISSESSEN, la notion de diathèse perd de son importance et la conception nerveuse rajeuni la théorie de bronchospasme amorcée
par LAENNEC.
PARROT parle même de spasme des nerfs secrétoires et GERMAIN-SEE incrimine une névrose pneumo-
bulbaire.
Plus tard cette théorie nerveuse est élargie à la suite des travaux de Dixon, EPPINGER au profit des perturbations VAGO-SYMPATHIQUES.
Plus près de nous, la découverte de l’anaphilaxie par RICHET et l’influence des travaux de VipaL et de son école tendent d’expliquer presque toute la pathogénie de l’Asthme par la théorie COLLOIDO-CLASSIQUE.
Les auteurs modernes se font de l’Asthme une no-
tion moins exclusive.
Avec BESANÇON et DE Jonc, l’existence d’une
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épine irritative locale le plus souvent latente, nasale bronchique ou pulmonaire, parfois d’origine tuberculeuse est nécessaire, bien qu’insuffisante par elle même pour occasionner des troubles, aussi longtemps qu’un second facteur, responsable lui du trouble humoral ne viendra s’y ajouter.
Cette épine irritative localisée sur l’appareil respiratoire lui confère une hypersensibilité particulière.
Tandis que JACQUELIN, se refuse à reléguer le rôle de la tuberculose au simple rang d’épine asthomogène et voit au contraire la bacillose larvée et atypique comme une cause première de l’Asthme grave.
Cette affection pouvant jouer un double rôle d’une part en qualité d’épine irritative et d’autre part en
qualité de modificateur du terrain humoral.