D) RARE
La méthode exfoliante.
Méthode de traitement énergique qui trouve son indication chez les sujets aux téguments peu irritables. Encore convient-il de ne l’appliquer, surtout au début, qu'avec circonspection et tâter par des doses et des durées d’applications progressives les possibilités d'utilisation. Ainsi employée, la méthode est sans danger et donne souvent des résultats très rapides.
La première en date est celle de Brocq et consiste dans l'application de la formule :
CAMPDRTE RM se eR PET:
RÉSOKGINE LAS DANS DAT AUILS NES 1 à 5 gr.
SOLITR) DrÉCIDITÉé.- + 5023722. 2à 4 gr.
DAVOI ROIS er ee meute 1 à 3 gr.
Craie-préparée he. JU AUS 4 gr.
N'ASCIENE ARR nee de ee 10 gr.
la durée de l'application sera d’abord de cinq minutes puis on augmentera sans toutefois dépasser trente minutes. On couvrira ensuite d’une pommade à l’oxyde de zinc.
Un mélange à parties égales de soufre et de savon noir, mieux supporté et indolore, donnerait par contre des résultats inconstants.
Giraudeau préconise des frictions avec un mélange de neige carbonique acétone et soufre. On fait, dans une coupelle en porcelaine un mélange extemporané de neige carbonique et d’un dizième de son volume
SRG
de fleur de soufre finement divisée et purifiée, auquel on ajoute quelques gouttes d’acétone jusqu’à ce que le mélange prenne une consistance pâteuse. On applique ce mélange, bien trituré, à l’aide d’un tampon de coton en évitant de frotter exagérément. À près évaporation, il reste au niveau des téguments une légère couche de soufre qu'on enlèvera quinze minutes après l’application en l’essuyant avec une boule de coton.
Vaccinothérapie et Bactériophage.
Après une vogue éphémère, la vaccinothérapie générale et locale, tend de plus en plus a être abandonnée actuellement.
L'utilisation du bactériophage dans le traitement de l’acné semble à prime abord surprenante en raison de l’absence de spécificité des germes microbiens rencontrés dans la lésion. P. Blum et Ed. Peyre pensant à la possibilité de l’existence d’une forme filtrante du staphylocoque ont utilisé un bactériophage polyvalent.
Les auteurs ont soumis à ce traitement des acnés pustuleuses rebelles qui ont déjà résisté à d'autres thérapeutiques et l’ont appliqué isolément, sans adjonction de pommades ou de lotions antiseptiques.
« Chaque pustulette est ponctionnée avec une pointe fine, ou avec l'extrémité d’un vaccinostyle. On: exprime et on fait un petit massage de la région. Avec une aiguille extrêmement fine et une petite
OR
seringue à intradermo- réaction on injecte quelques: gouttes de l’ampoule de bactériophage 1 à 2 dizièmes de centimètre cube dans les acnés à grosses pustules ou dans l’acné tuberculeuse ».
On injecte aussi une trace de bactériophage à la base de la papulo-pustule. Pour les folliculites miliaires, qui existent dans les régions inter-pustuleuses, on fait des scarifications fines des téguments et on dépose à leur surface des traces de bactériophage.
Une réaction locale légère est presque de règle dans ce traitement et survient habituellement dans les vingt-quatre heures qui suivent l'introduction du bactériophage.
L'utilisation du bactériophage chez les acnéiques est assez compliquée, douloureuse et pas assez constante dans ses résultats pour devenir d'emploi courant.
L’actlinothérapie locale.
Les rayons ultra-violets de la lampe à vapeurs de mercure peuvent produire à dose suffisante l’exfoliation qui est leur principale indication. Pratiquement, ils ne présentent aucun avantage particulier sur les méthodes d’exfoliation chimique ou mixte, avec un inconvénient qui leur est propre, la pigmentation. En effet la nécessité de les faire à dose érythémateuse, d’autre part la précaution indispensable de protéger les yeux par un écran opaque, font que les malades ainsi traités portent pendant plusieurs jours des éry-