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ments. La brûlure inévitable qui résulterait de la non: observation de cette précaution laisserait une cicatrice beaucoup plus disgracieuse que la dermatose qui a motivé le traitement.
La fragilité toute particulière des téguments acnéiques, la présence d’orifices d’évacuation encore béants doivent également nous inciter à la plus grande prudence dans le dosage des séances. C’est ainsi qu’on ne dépassera dans aucun cas une intensité de 20 milliampères et qu’il sera même prudent de rester en deça. En pratique 15 milliampères suffisent et il sera toujours préférable de multiplier ou d’allonger la durée des séances que d’augmenter l'intensité audessus des valeurs indiquées. On ne dépassera pas une durée de trente minutes par séance.
Il semblerait que la nature chimique du corps dissocié n’interviendrait que fort peu dans le résultat obtenu et que tout le mérite reviendrait aux propriétés physiques du courant galvanique.
Ces résultats thérapeutiques surviennent, la plupart du temps, assez rapidement, dès la deuxième ou troisième séance, parfois dès la première. Dans les cas de résultats favorables, très fréquents, il y a avantage à continuer les séances pendant assez longtemps. En effet, une fois la guérison des éléments évolutifs obtenue, l’ionisation reste une arme précieuse pour le traitement des reliquats de l’acné et, en particulier, pour la résorption des indurations basales cicatricielles ou œdémateuses.
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La Radiothérapie.
Le traitement de l'acné par les rayons X n’a pas ‘très bonne presse en France, cependant qu'il reste préconisé par la plupart des dermatologistes améri- Cains.
Il nous semble que le nombre des cas qui en relèvent est extrêmement limité. Chez tout malade qui présente des troubles endocriniens ou digestifs avérés, la radiothérapie ne pourrait avoir qu’une utilité bien faible et échoue dans un assez grand nombre de cas. Chez les autres, et cela principalement dans les cas d’acné hypertrophique ou chéloïdienne, la Rœntgenthérapie peut être efficace, mais reste remplaçable par des agents thérapeutiques présentant moins d’inconvénients.
Notre opinion est en partie dictée par l'extrême sévérité du législateur français à l’égard du médecin qui produirait une radiodermite au cours d’un traitement pour acné, accident dont nous connaissons d’ailleurs la rareté dans les applications bien conduites. En effet, dans un cas de radiosensibilité, par exemple, le médecin serait très sévèrement condamné, même en l’absence de toute faute technique, pour avoir mis en œuvre une thérapeutique hors de
proportion avec la gravité de l’affection traitée.
Les applications de haute fréquence el de massage combiné.
On utilise généralement dans ce traitement de l’acné les effluvations locales à l’aide de l’électrode à vide de Mac-Intyre. L'application de cette méthode est extrêmement simple et indolore si elle est bien employée.
Il suffit d'exercer un massage superficiel des téguments, préalablement débarrassés de toute solution inflammable, avec l’électrode tenue par son manche isolant, en insistant au niveau des lésions. Il est facile d'augmenter l'effet local en éloignant légèrement l’électrode de la peau, ce qui permet une limitation plus précise de la gerbe d’étincelles. Cette manière de procéder est un peu plus désagréable que le simple massage par contact, mais reste cependant très supportable.
Certains auteurs considèrent les courants à haute fréquence comme d’une bien faible efficacité sur les éléments d’acné. Nous sommes loin de partager cette opinion et cela pour plusieurs raisons.
Les applications de l’électrode à vide produisent une action révulsive du plus salutaire effet sur les régionstraitées paraction locale, vasculaire et nerveuse.
Elles ont un effet mécanique direct, non pas tant par le contact de l’électrode, mais surtout par le massage profond, intradermique qui résulte du va-etvient de la plage d’étincelles.
ROPSREE
Le passage de ces dernières à travers les couches superficielles des téguments réalise une scarification très discrète, véritablement microscopique, donc guérissant sans cicatrices visibles, ce qu’on ne pourrait jamais obtenir à l’aide de la scarification à la lame ou à la pointe.
Le processus infectieux qui, développé au niveau du comédon à donné naissance à l’acné est toujours heureusement influencé, soit par action microbicide directe, soit en favorisant un afflux leucocytaire secondaire.
Le massage est pratiqué immédiatement après les séances de haute fréquence, puis nettoyage superficiel des téguments à l’alcool ou à l’alcool-éther.
Le massage doit être énergique, étendu à toute la région traitée et ayant pour but non seulement l’obtention d’une hyperémie locale, mais principalement l'expression des éléments.
Les observations qui suivent concernent des acnés des régions découvertes que nous avons pu suivre dans le Service de notre maître M. Tzanck, à l'Hôpital Broca.
OBSERVATION ll.
Mme Tes... Madeleine, âgée de 26 ans.
La malade vient consulter à l'Hôpital Broca, le 9 décembre 1934, pour de l’acné des joues et des régions temporales.
Réglée parfaitement depuis ses 13 ans. Ne présente aucun trouble digestif et, en particulier, pas de constipation.
Le début de la dermatose remonte à la formation : a eu d’emblée sa distribution actuelle et subit des poussées très marquées au moment des règles.
A l'examen on trouve sur une peau grasse et luisante, nettement séborrhéique, des comédons multiples, avec des éléments d’acné sous toutes les formes évolutives dont trois éléments pustuleux.
On commence ce jour une série de 20 injections d’autohémothérapie en même temps que les applications locales de haute fréquence suivies de massage.
Après la deuxième séance on note déjà une amélioration
qui va en s’accentuant par la suite.
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Le 29 octobre 1935 on ne trouve que de petits placards cicatriciels sur les deux joues, renfermant quelques comédons et de petits éléments d’acné.
On continue le traitement local. Le 3 mars 1936 on la trouve très améliorée. Il n'existe plus d'éléments évolutifs d’acné ; seuls persistent de petits placards cicatriciels
indurés et quelques comédons.
Mme Du... Marcelle, âgée de 28 ans.
Vient consulter le 26 janvier 1936 pour de l’acné du visage.
Réglée à l’âge de 14 ans, elle l’est assez irrégulièrement depuis. Elle a eu trois grossesses dont une s’est terminée par une fausse-couche, une par un enfant mort au cours de l’accouchement, enfin un garçon vivant, actuellement bien portant et âgé de 8 ans 1/2.
Pertes blanches, bouche amère, pâteuse le matin, langue blanche. Constipation très ancienne dont le début est impossible à préciser. B.-W. négatif.
L’acné a débuté il y a trois ans par des éléments au niveau des deux joues, dans le voisinage :du nez et du menton.
Depuis, elle a eu des injections bimensuelles de folliculine benzoïnée et une série d’autohémothérapie. A la suite de cette médication elle a constaté une amélioration locale qui a coïncidé avec une diminution de l'abondance et de la durée des règles.
On prescrit une nouvelle série de 15 injections d’autohémothérapie et on applique localement l’effluvation, le
massage et des attouchements à la liqueur d'Hoffmann. M Jézéquel 3