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EU AE

Le 20 décembre 1936, amélioration locale très prononcée. Il ne persiste que de rares éléments discrets localisés aux

joues. Ces poussées ne sont plus mensuelles et sont très

atténuées.

Mme Car... Louise, 24 ans.

Vient consulter à l'Hôpital Broca, le 21 août 1936, pour des éléments disséminés d’acné siégeant au niveau des joues et de la région cervicale.

La première poussée remonte à l’âge de 17 ans, 'localisée d'emblée au visage, elle ne comportait que des éléments de toute petite taille.

Normalement réglée depuis ses 11 ans 1/2, cette malade présente une constipation chronique qui semble remonter à la première enfance et qui l’oblige à prendre habituellement des laxatifs.

Depuis janvier 1935, les éléments qui jusque-là sont restés localisés aux deux joues, se sont étendus dans la région cervicale et forment actuellement de vrais placards, principalement sous l’angle du maxillaire inférieur. Peau séborrhéique. Pores dilatés.

Les manifestations cutanées évoluent par poussées, particulièrement évidentes pendant les huit jours qui précèdent les règles, en même temps que les seins deviennent volumineux, pesants et très douloureux.

Le traitement comporte un laxatif spécialisé et, localement des séances d’effluvation, de massage suivies d’application de la liqueur d’'Hoffmann et pendant la nuit, d’Aloplastine. On remplace le savon habituel par un savon légèrement acide. A ce traitement local s’ajoute une série d'autohémothérapie de 12 injections.

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Après un mois de traitement, amélioration notable.

Le 27 janvier 1937, nouvelle amélioration. Il ne persiste que quelques éléments rares, inclus dans un petit placard cicatriciel très réduit, sous-angulo maxillaire gauche et un élément isolé dans la région temporale droite.

On continue le traitement par applications locales de liqueur d'Hoffmann, d’Aloplastine et de savon acide.

L'amélioration persiste dans la suite, avec poussées dis-

crètes au moment des règles.

Mme Dup... Lucie, sténodactylo, 21 ans.

Vient consulter à l'Hôpital Broca, le 4 mai 1935, pour des poussées d’acné.

Le début de la dermatose remonte à l’âge de 14 ans. Réglée depuis l’âge de 12 ans, cette malade présente souvent un retard des règles allant jusqu’à huit à quinze jours. Douleurs très violentes pendant la durée des menstrues.

Tendance à la constipation. Les laxatifs agissent bien.

Depuis un an Mme Dup... se soumet à un traitement homéopathique dirigé contre sa dysménorrhée et note une amélioration notable en ce sens, sans que les lésions cutanées en soient modifiées.

Elle présente actuellement une poussée d'acné particulièrement intense, localisée uniquement sur le visage et principalement au niveau des joues. Peau grasse, luisante. Se soigne depuis une dizaine de jours avec une lotion soufrée qui semble avoir produit un assèchement de la peau, mais sans amélioration des éléments d’acné.

On prescrit une série d’autohémothérapie de 12 injec-

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tions, en même temps qu’on conseille la continuation de la lotion soufrée.

En juillet 1935, l’état séborrhéique des téguments est amélioré, mais les poussées d’acné persistent.

Le 15 décembre 1935 l’état est stationnaire, une nouvelle série d’autohémothérapie est instituée.

Le 8 janvier 1936, les éléments d’acné, sous toutes les formes évolutives, couvrent les deux joues et, principalement la région frontale, éléments parus au cours d’une poussée particulièrement vive de ces derniers huit jours.

On fait une première application d’effluvation.

Le 15 janvier 1936 on note une atténuation notable de l’acné qu’on ne peut pas encore, en raison de l’évolution habituelle par poussées, attribuer exclusivement à l’effluvation. La dernière série d’autohémothérapie vient d’être terminée et on fait une deuxième effluvation.

Le 1 avril 1936 la malade nous apprend qu’au cours des dernières règles qui ont eu lieu le 22 mars, une nouveille poussée s'était manifestée, mais d’une acuité bien moindre qu’antérieurement.

Depuis l’amélioration persiste, après 10 effluvations,

sans qu’on puisse parler de guérison définitive.

Mile F... Anna, 19 ans, vient consulter à Broca le 18 novembre 1936, pour de l’acné couvrant toute la partie inférieure de la face.

Le début remonte à l’âge de 12 ans où elle a présenté la première poussée. Réglée à 12 ans, menstrues normales pendant trois ans tous les 22 à 28 jours, d’une durée de

deux jours et demi sans douleurs particulières.

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Vers l’âge de 15 ans, coïncidant avec une période de faiblesse, d’anorexie,absence des règles pendant six mois, suivie d’un retour spontané à l’état antérieur.

Ces poussées acnéiques, intimement liées aux périodes menstruelles, précèdent habituellement les règles de quelques jours et s’atténuent quatre à cinq jours après.

Pas de constipation, mais douleurs épigastriques sous forme de brûlures survenant dans l'heure qui suit les repas, non calmées par absorption d’aliments, mais soulagées par les alcalins. Ces manifestations gastriques ne subissent pas d'évolution périodique.

A l'examen, on constate chez une séborrhéique de nombreux gros éléments pustuleux disséminés dans la région des deux joues et particulièrement nombreux au niveau du menton. Témoignant des poussées antérieures, il existe des placards cicatriciels un peu rétractiles sur les joues.

Aucun traitement n’a été suivi jusqu'à ce jour.

Le 18 novembre 1936, première effluvation et on prescrit un régime et des pansements gastriques.

Le 25 novembre on continue les effluvations. Le 2 décembre,on constate une amélioration notable des éléments pustuleux surtout transformés au niveau du menton.

Le 3 février 1937 nous revoyons la malade après une interruption de traitement d’un mois, deux jours après les dernières règles. Elle est en pleine poussée, cependant les nouveaux éléments sont moins nombreux et les éléments pustuleux relativement plus rares. On prescrit une série de 12 autohémothérapies et des extraits ovariens.

Le 4 avril 1937 nous apprenons que les dernières règles ont été plus abondantes, ont duré trois jours et que la poussée acnéique a été beaucoup plus discrète que précédemment.

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On continue le traitement local.

Le 18 avril, amélioration notable qui persiste depuis.

Mile N... Nina, 80 ans.

Se présente à l'Hôpital Broca, le 5 janvier 1935 pour de l'acné étendue du visage.

Bien réglée depuis l’âge de 13 ans,tous les vingt-six-vingthuit jours. En 1934, aménorrhée de deux mois. Durée des règles, quatre jours. Quelques pertes blanches. Pas de troubles digestifs marqués, mais légère tendance à la constipation.

La première poussée d’acné remonte à 1924 et n’a coïincidé avec aucun trouble spécial. Depuis, poussées nettement rythmées par les périodes menstruelles et paraissant habituellement le quatrième jour des règles. Depuis 1936, poussées plus marquées, éléments plus nombreux et plus volumineux.

Plusieurs traitements ont déjà été essayés,en particulier, lotions de soufre et de glycérine qui a produit de l'irritation. L’ionisation salicylée, puis la radiothérapie superficielle l'ont améliorée dans une certaine mesure jusqu’à la poussée actuelle.

Le 5 janvier 1935 on fait une première effluvation.

Le 15 janvier on continue les effluvations et le massage.

Le 19 mars, le traitement a été régulièrement continué et on constate une amélioration notable de l’état cutané. La dernière poussée survenue il y a dix jours à l’occasion des règles, retardées de deux jours et peu abondantes, a été très discrète.

On ajoute au traitement local une solution de folliculine

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à prendre par la bouche et des cachets d’extrait thyroïdien.

Depuis, cette malade régulièrement suivie par le D° Eliacheff continue de présenter une amélioration très nette et persistante, n’a pas eu de poussée depuis trois mois et subit actuellement un traitement par massage dirigé contre

les placards cicatriciels anciens.

Mme J... Claire, âgée de 30 ans.

Vient en consultation à Broca, le 20 janvier 1935, pour acné de la face soignée depuis trois ans.

Les premières règles sont survenues à l’âge de 14 ans 1/2, menstruations peu abondantes, irrégulières depuis cet âge, avec retards fréquents de dix à vingt jours.

Constipation depuis l'enfance, très rebelle aux médications, qui oblige la malade à avoir recours fréquemment aux lavements.

Ce début de la dermatose remonte à 1933. Depuis, elle persiste, avec plusieurs poussées dans le même mois. On note un certain parallélisme avec l’état du tube digestif.

Depuis 1930, traitement par des agents multiples, notamment par des applications locales d’eau d’Alibour, de lotions soufrées, d'oxyde de zinc et l’opothérapie ovarienne.

A l'examen, on note l'existence d’acné phlegmoneuse diffuse, au niveau des joues, du front et du menton, avec prédominance dans cette dernière région.

On institue un traitement local par la haute fréquence: et des séances de massage. En partie à cause des vacances, en partie par la négligence de la malade, ce traitement est

très irrégulièrement suivi.

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