‹ Contribution à l'Étude du Traitement de l'Épididymite BlennorrhagiqueChapitre 19 sur 31 · RESULTATS · texte numérisé non relu

RESULTATS

Une simple lecture des observations précédentes permet de se rendre compte que le stypage qui a donné d'excellents résultats chez nos neuf premiers malades a été beaucoup moins efficace chez les trois derniers. Laissant de côté provisoirement pour les discuter plus tard ces trois cas dans lesquels l'épididymite était compliquée, nous réunirons les autres dans une étude d'ensemble.

Parmi ces neuf malades, trois n'ont pas été hospitalisés et venaient seulement dans les salles le matin se faire traiter. Tous les trois avaient des formes très aigües et c'est sur leur demande expresse qu'ils n’ont pas été reçus à l'hôpital. Le malade de l’observation IV a du interrompre sa profession de maçon pendant 10 jours. Il a reçu six stypages, la douleur a cédé dès le premier. Les deux autres malades n’ont pour ainsi dire pas interrompu leur métier et quatre stypages ont suffi chez eux pour amener la guérison. Puisque nous

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parlons ici de guérison, nous devons nous expliquer ici sur ce que nous entendons par ce mot. Nous considérions comme guéris les malades chez lesquels toute douleur spontanée ou à la pression au repos ou pendant la marche avait disparu, chez lesquels l'épididyme et letesticule avaient recouvré leur volume normal, Mais nous n'entendons nullement dire que la guérison impliquait la restitutio ad integrum de l'organe frappé. Dans toute épididymite il se produit des reliquats inflammatoires sous forme de nodules indurés dont le siège est le plus souvent la queue de l'épididyme. C'est là, la terminaison obligatoire de toute épididymite blennorrhagique. Chez nos malades traités par le stypage, nous avons constaté aussi ces reliquatsinflammatoires dans tous les cas ; mais c'est lorsqu'ils existaient seuls sans douleur, ni gonflement autre au niveau de l'organe que nous affirmions la guérison.

Parmi les six malades qui ont été hospitalisés, un est resté sept jours à l'hôpital, l'autre neuf iours, le troisième dix jours, un quatrième treize jours, les deux derniers quatorze jours, soit une durée moyenne de onze jours, chiffre qui se rapproche sensiblement de celui obtenu par les auteurs qui se sont occupés déjà de la question.

Les stypages étaient pratiqués tous les jours quelquefois lorsque la maladie marchait vers son déclin, ils n'étaient pratiqués que tousles deux jours. Leur nombre a varié de 4 à 7. Ce sont là les chiffres qui s’observent courament chez les malades traités dans le service de M. le docteur Du Castel. Le plus souvent la douleur

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