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OBSERVATION XXV. — Jnédite, recueill ie dans le service de M. le Docteur Picqué.
R... F.,67 ans, entre à la maison Dubois le 6 juillet 1898.
On ne trouve pas chez lui d’antécédents héréditaires.
Comme antécédents personnels, nous avons à noter plusieurs blennorrhagies.
I y a sept ans, les urines de ce malade devinrent troubles; on lui ordonna des lavages de la vessie à l’eau boriquée qui firent disparaître le louche qu’on remarquait d'ordinaire dans ses urines.
Il y a quatre mois, à la suite d'efforts répétés, le malade urine du sang.
Cette hématurie disparaît à la suite de lavage.
Il y à trois semaines, il fut obligé d’aller en voiture sur une mauvaise route. Les cahots le firent souffrir beaucoup, il eut de la rétention.
À Saint-Antoine, on pratiqua le cathétérisme et on fit des lavages qui évacuèrent des caillots et du sang à peu près pur.
À l’examen clinique, on constate que la prostate est volumineuse, mais M. Picqué ne découvre pas de calculs à l’exploration vésicale, il admet alors la possibilité d'une tumeur.
Cependant les urines étaient fortement purulentes, aussi M. Picqué fut-il d'avis de recourir à Ja taille hypogastrique.
L'opération eut lieu le 4 juillet, elle amena la découverte dans le bas fond de la vessie de granulations phosphatiques,
L'urine était infecte et présentait un dépôt abondant,
Les suites opératoires furent excellentes, dès le lendemain de l'opération l’état du malade s’amendait, la douleur diminuait.
Il sortit guéri quelque temps après.
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OBsERvATION XXVI. — Znédite, recueillie dans le service de M. le Docteur Picqué.
C... Louis, 70 ans, entre à l’hôpital de La Pitié, service de M. le Docteur Picqué, le 16 août 1899.
Antécédents. — Ce malade a eu plusieurs blennorrhagies qui amenèrent un rétrécissement assez considérable. 11 alla à
“J’hôpital Saint-Louis, où on lui fit de la dilatation, mais au bout de quelques temps le rétrécissement reparait, et il rentre avec une rétention complète, survenue brusquement.
L'examen clinique nous permet de constater que ce malade, en plus de sa rétention, présente tous les signes ordinaires de l'hypertrophie prostatique : il a de la polyurie nocturne et dans le jour des mictions par regorgement.
Depuis le moment où est survenue sa rétention, il souffre beaucoup et ne peut évacuer une seule goutte d'urine.
Parle toucher rectal, on reconnaît l'existence d’une hypertrophie de la prostate.
On tente d'introduire une olive; le n° 8 est arrêté à l’entrée du bulbe; il est évident qu'il existe un rétrécissement au moins inférieur au n° 8. j
D'ailleurs une sonde inférieure au n°8 est introduite sans succès. \
Le premier jour, on lui donne un bain de trois quarts d'heure, puis un second bain de une heure et demie; aucun résultat ; aussi l’interne de garde pratique une ponction capillaire hypovastrique et amène un litre d'urine trouble dans laquelle on trouve un abondant dépôt purulent, il s'agit donc d'un prostatique infecté, mais aucun signe ne nous permet de reconnaitre que le rein ou les uretères soient intéressés.
Le lendemain matin, M. Picqué retrouvele malade avec une distension extrème de la vessie; on ne saurait songer à une manœuvre du côté de l’urèthre, puisqu'il y a un obstacle; le