OBSERVATION Î
Pre et Duran», Société médicale des hôpitaux de Paris, 1914.
Joséphine B..., amenée à l'Hôtel-Dieu, le 18 mars 1914, dans le coma. On l’a trouvée chez elle dans cet état, il y a environ une heure, ayant près de la bouche deux robinets à gaz largement ouverts. Elle présente d’ailleurs les symptômes caractéristiques : muqueuses carminées, taches et marbrures rouges sur le thorax, l'abdomen et les cuisses. Le coma est complet. Pas de réponse aux excilations extérieures; la respiration est régulière, mais on remarque un peu d'arythmie et de refroidissement périphérique.
A part quelques injections d’éther et d'huile camphrée, le seul traitement mis en œuvre et continué jusqu’à disparition du eoma consiste en injections sous-cutanées d'oxygène, au moyen.d'une soufflerie Richardson adaptée à un ballon d'oxygène, faites alternativement aux cuisses et aux flancs.
Dans la première heure, 50 litres sont administrés; la résorption est assez rapide, mais il se produit de l’'emphysème jusqu'aux clavicules; dans les dix premières heures, la quantité totale d'oxygène