OBSERVATION IV
Docteur LeLour, thèse de Paris, 1926.
X..., 27 ans, manœuvre, amené à l'hôpital dans le coma. Il aurait été trouvé dans sa chambre en cet état, à côté de sa femme morte ; un poêle à combustion lente allumé dans la pièce hermétiquement close les aurait intoxiqués.
A l'examen, le malade est dans le coma le plus profond, le facies et les téguments ont une teinte rouge vineux, les muqueuses rouge franc, le malade n'urine pas. Tension artérielle : 12,7 (Vaquez). On fait une petite saignée de 200 grammes qui ramène un sang vermillon. On injecte dans le lissu cellulaire sous-cutané de l’abdomen, du dos et des cuisses, 2 litres d'oxygène. Le soir, nouvelle injection de 1 litre. Le lendemain matin, la malade sort progressivement de son coma. On renouvelle les injections les jours suivants, cependant que le malade se rétablit rapidement; la céphalée et les sensations de courbature qu'il accusait disparaissent très vite. Au bout de cinq
LE tr CES
Jours, il peut quitter l'hôpital. Insistons sur ce fait que cet intoxiqué ne reçut d'oxygène que par la voie sous-cutanée. Il s'agissait d’une intoxication très grave puisque sa femme qui avait respiré la même atmosphère fut trouvée morte.