CONCLUSION
Il résulte de notre étude que :
1° L’hémoglobine oxycarbonée, n'étant pas un composé stable, pourra être dissociée en la mettant en présence d'une quantité suffisante d'oxygène.
2 Les injections sous-cutanées constituent une méthode simple et pratique apportant l'oxygène au sein même des tissus où il est absorbé. |
3° L'expérience et Jes observations cliniques prouvent l'efficacité de cette méthode.
En effet, il résulte, d'une part, de nos expériences que :
1° Dans un lot de cobayes intoxiqués, ceux qui sont traités par notre méthode se rétablissent deux fois plus vite que les autres ;
2° Les rats bénéficient au même degré de cette thérapeutique ; l'injection préventive leur confère une grande résistance et permet un rétablissement plus rapide que par l'injection curative.
D'autre part, les observations nous montrent que non seulement les injections sous-cutanées d'oxygène sont susceptibles de contribuer efficacement au traitement de l'intoxication oxycarbonique, mais encore elles peuvent suffire à rétablir complètement l'intoxiqué.
Done, en présence d’un cas d'intoxication oxycarbonique, on pratiquera immédiatement, avec les précautions d’asepsie habituelles, en même temps que des inhalations d'oxvgène, des injections de 500 ce. à 2 litres d'oxygène sous la peau de l'abdomen et des cuisses, sans craindre de les renouveler Le plus
souvent possible. Si l'on ne disposait pas d'un appareil construit spécialement à cet effet, une aiguille hypodermique adaptée à un ballon d'oxygène du modèle courant constituera un appareillage suffisant.
Cette méthode thérapeutique permettra d'attendre l’application d’autres procédés et pourra contribuer au rétablissement de la victime.
Vu, POUR LE DOYEN : VU, BON A IMPRIMER :
L’Assesseur, Le Président, H. VERGER. J. SABRAZES.