L’IMPOSSIBILITÉ DE FIXER
C’est surtout elle qui pousse M. René Bloch a intervenir toujours, mais en fait les récidives sont rares si bien qu'avec la méthode opératoire on ne fixe que dans les formes récidivantes et non à la première intervention.
Il n’y a donc avcune raison absolue d’intervenir quand on a la preuve, par le passage de la baryte dans le grêle, que l’invagination intestinale est réduite. On s’abstient ici, comme on s’abstiendrait après un taxis si l’on savait que la hernie ne se-reproduirait pas, comme on s'abstient quand un corps étranger a été avalé et qu’à la radioscopie on a l’impression que normalement il doit passer.
Nous avons voulu savoir si des cas nouveaux, survenus depuis leurs dernières communications, n’avaient pas modifié la manière de voir de MM. René Bloch et Sorrel. |
M. Sorrel nous a confirmé qu’en principe il était toujours systématiquement interventioniste, il admet cependant que chez des enfants jeunes ou fatigués chez lesquels la désinvagination est certaine l’on puisse s'abstenir. Cette attitude a même été adoptée dans son service une ou deux fois.
M. René Bloch est plus interventioniste que jamais et cette attitude lui est surtout dictée d’une part par les excellents résultats que lui a donné la méthode Opératoire par incision iliaque droite, d’autre part par la très intéressante observation de récidive après lavement qu’il a bien voulu nous communiquer (obs. VII),
— 41e — Surveillance.
Inutile de dire qu’un nourrisson qui vient d’être lavementé pour invagination doit être étroitement surveillé. La surveillance dit Sjüstrôm «fait partie intégrante de la méthode ». Il faudra donc que la garde à laquelle sera confié l'enfant soit compétente.
En cas de bonne réduction, le facies doit vite changer, l’enfant devient {ranquille il cesse de crier et souvent ne tarde pas à s'endormir. Ce calme est un signe de bonne augure; cependant, il faut un peu s’en méfier, car Fruchaud et Pouliquen ont publié des cas où les malades furent soulagés par une désinvagination incomplète. :
Un vomissement survenant peu après le lavement n’a pas grande signification, surtout s’il y a eu anesthésie, mais s’il se répétait, il faudrait craindre un échec.
L'émission de gas-est un bon signe, sur lequel de la Marnierre a insisté dernièrement. Malheureusement, il n’est pas toujours précoce, il peut ne se produire qu'après plusieurs heures et de plus, il n’est signalé que par une infirmière, d’où erreur possible.
La première selle plus ou moins tardive doit être examinée avec soin, généralement ellesera rosée, teintée par le sang qui était resté dans l'intestin. Les selles suivantes ne doivent pas être sanglantes.
Au moindre doute, il faut, ou donner un second lavement pour vérifier, ou opérer. D’Allaines donne un lavement de vérification après toute désinvagination par
lavement réducteur,
— 4e Avantages et inconvénients du lavement opaque