‹ Contribution à l'étude du traitement de la coqueluche en généralChapitre 19 sur 46 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Coqueluche et rougeole contractées dans la salle par une rachitique. — BROMURE DE POTASSIUM. — Guérison.

V..., Marie, deux ans et demi, entre le 6 janvier 1873, pour une toux persistante et un mauvais état général assez prononcé. On constate à l’entrée un état marqué de rachitisme accompagné d’une toux assez fréquente qui n’est expliquée par aucun signe

ST

stethoscopique. L’auscultation du poumon ne donne lieu à la cons tatation d'aucun râle ni d'aucun souffle anormal.

26 février. — Léger catarrhe oculo-nasal. La toux prend un caractère quinteux avec tendance à des reprises sifflantes.

27 février. — Toux quinteuse : on prescrit un gramme de bromure de potassium, : PE

3 mars, — Éruption confiuente de rougeole. Toux de coqueluche. Fièvre. ;

7 mars. — Rougeole bien caractérisée. Depuis l’éruption, les quintes sont moins fortes et moins fréquentes. Suppression du bromure.

8 mars. — État général meilleur, les taches rubéoliques disparaissent. Les quintes se montrent de nouveau.

10 mars. — Persistance de la coqueluche sans modifications. pas de complications.

28 mars. — Les quintes ont progressivement disparu.

1e avril. — Elle sort guérie.

Réflexions. — On peut noter ici : la durée de la coqueluche, un mois ; l’influence qu’a exercée sur elle la rougeole en suspendant momentanément les quintes; le peu d'effet sur elles du bromure de potassium.

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