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La quinte se compose d’une série d’expirations brèves et rapprochées, interrompues par des inspirations incomplètes et comme avortées, et suivies d’une inspiration bruyante et prolongée, appelée reprise : une seule quinte est constituée par plusieurs reprises ; elle n’est terminée que lorsqu'une dernière secousse expiratrice provoque le rejet de mucosités blanchâtres et filantes, très difficiles à détacher, et dont l'expulsion est souvent suivie de vomissements alimentaires.
La quinte comprend donc trois parties: la toux, la reprise et l’expectoration.
La toux ne reconnaît pas un mécanisme spécial diffé rent de celui qu’on observe dans les maladies de l’appareil respiratoire en général. C’est un phénomène réflexe dont le point de départ est l’irritation des terminaisons du pneumogastrique qui produit de brusques secousses expiratoires en même temps qu’une certaine occlusion de la glotte.
Cependant, dans la coqueluche, la toux est plus convulsive, elle est houpante (Roger), férine. Elle est incoercible ; les accès qui s’annoncent par un léger chatouillement du gosier ne peuvent être évités, malgré tous les subterfuges qu'emploie l'enfant qui la sent venir (Trous seau). Les secousses expiratoires sont aussi plus brèves, plus rapprochées et plus longtemps répétées que dans la toux ordinaire. Cela peut s'expliquer par l’intensité toute particulière de l’irritation spécifique qui produit une véritable tétanisation des muscles expirateurs et, d’après l’ex-périence de Nothnagel, aussi par la localisation spéciale de l’inflammation dont nous avons parlé au chapitre précédent ; c’est en effet l’irritation de ces points particuliers
Se de la muqueuse respiratoire qui produit la toux la plus intense.
Mais le cachet et pour ainsi dire la signature de la maladie réside dans la reprise sifflante de l’acte inspiratoire qui suit ces séries d’expirations. C’est ici surtout que nous rencontrons l’élément spasmodique. Le bruit de sifflement qu’on perçoit est dû, en effet, à la brusque rentrée de Pair que permet une détente passagère des muscles de Pexpiration et qui passe bruyamment à travers l’orifice glottique spasmodiquement rétréci. Et le spasme de la glotte qui est produit, lui aussi, par l’irritation réflexe du pneumogastrique n’est pas limité à cet orifice; car, en auscultant les malades, on rencontre les symptômes suivants : Au début de la maladie on entend des râles disséminés aux deux côtés de la poitrine, râles humides à bulbes grosses ou moyennes. Mais pendant la quinte, si l’on peut, ce qui n’est pas facile, il est vrai, ausculter le coquelucheux, on ne perçoit aucun bruit respiratoire, sauf le sifflement inspirateur : mais point de murmure vésiculaire ; la respiration est absolument arrêtée, le spasme a envahi toute l'étendue de l'arbre bronchique. Cet arrêt de l’inspiration est le phénomène le plus sérieux ; sous son influence, la circulation en retour dans le cœur et dans le poumon est entravée, les battements du cœur sont accélérés, les veines de la tête et du cou se vident mal, il se produit une stase sanguine qui favorise les hémorragies de divers genres et, enfin, il survient des symptômes de
suffocation et d’asphyxie, le visage se boursoufle et se cyanose, les lèvres sont violacées, les conjonctives injectées et l’état d'angoisse est général. De ce fait, sont à redouter diverses complications graves, et la thérapeu-
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tique est bien autorisée à rechercher les moyens de fair
cesser cet état si pénible. C’est dans cet ordre d'idées, et pour vaincre le spasme qui tient fermé l’orifice glottique qu’on a proposé le soulèvement de l’os hyoïde, qui rend certainement des services et dont d’ailleurs nous aurons lieu de parler plus loin.
Enfin, l’expectoration de matières liquides, filantes, blanchôtres, qui termine la quinte, dont la présence en était la cause occasionnelle et l'expulsion le but, est intéressante, elle aussi, à plusieurs points de vue. On sait en effet, que l’expectoration est très rare chez les enfants en bas âge surtout, et jusqu’à six ou sept ans. La notion de ce fait, peut déjà mettre sur la voie du diagnostic quand on le constate, surtout dans les cas où la reprise n’est pas bien nette, où elle est remplacée, par exemple, par ces périodes d’apnée produite par le spasme de la glotte, poussé jusqu'à la convulsion, et qui sont si dangereuses, ou dans les cas où la quinte est remplacée par des crises d’éternuements, dans lesquels le rejet des matières filantes se fait par le nez.
Cette abondance de mucosités, épaisses et adhérentes, est sécrêtée par la muqueuse respiratoire en général, et indique bien l’état spécial d’inflammation où elle se trouve. Après la quinte, en effet, les gros râles humides qu’on entendait auparavant ont disparu, les bronches se sont vidées.
Les caractères de cette expectoration peuvent servir à fixer à peu près la période de la maladie ; elle devient en effet plus muqueuse moins adhérente et moins épaisse, et partant plus facile à expulser, à mesure que la maladie entre dans sa phase de déclin.
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Enfin les vomissements qui accompagnent si souvent ce tableau sont la dernière manifestation de l'irritation réflexe du pneumogastrique, qui y a participé dans tout son domaine.
La thérapeutique sera donc dirigée contre ces trois éléments.
D'abord prévenir ou combattre l'infection microbienne pour en arrêter, si c’est possible, le développement : emploi des antiseptiques dans le traitement de la maladie confirmée ou comme traitement prophylactique.
Ensuite, pour profiter de ce fait que l’élément parasitaire ne semble pas pénétrer dans le torrent circulatoire, et pour répondre à la seconde indication, en même temps qu'on facilitera son expulsion, on cherchera à modifier favorablement les sécrétions de la muqueuse respiratoire au moyen des vomitifs d’abord, puis des médicaments employés d’habitude contre l'élément catarrhal.
Enfin, l’élément nerveux spasmodique sera, soit en même temps, soit un peu plus tard, quand l’élément catarrhal sera maîtrisé, combattu par les agents appropriés, sédatifs du système nerveux, de manière à réfréner ses manifestations, au moins dans des limites raisonnables, à faire cesser les vomissements, et à s'opposer aux compli cations; et ne parviendrait-on à obtenir qu’une diminution du nombre et de l’intensité des quintes et de la durée respective de chacune d’elles en particulier, que ce serait un résultat très utile, sinon brillant, et dont on doit savoir quelquefois se contenter, comme nous le verrons par la suite de notre travail.
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NM ATEULURA à 2h Ü