PRE NES
ques, elle a une hauteur de 2 m. 60 et un diamètre de 2 mètres; sa capacité est de 8 mètres cubes environ. C’est un réservoir métallique et hermétique. Quatre hublots en verre très épais, sont placés sur les parois de la cloche à la hauteur de 1 m. 30; ils éclairent faiblement l’intérieur, mais permettent surtout de surveiller les malades. Un sas à double porte permet de recevoir de l'extérieur divers menus objets. Une table, des livres sont à la disposition des malades et s'ils n'occupent leurs loisirs, souvent ils se livrent à un sommeil réparateur d'autant plus facile que certains d’entre eux éprouvent dès le début même du traitement, le sentiment agréable de respirer à pleins poumons, au fur et à mesure que la pression s'élève. Les cloches sont au nombre de deux (l’une sert au traitement de la coqueluche, l’autre à celui des maladies non contagieuses.)
De chaque cloche partent deux conduits: l’un, &, communique avec le compresseur d'air, l’autre, b, sert à l'évacuation de Pair.
Schéma des appareils existant à l’'Hôpilal des Enfants, à Bordeaux. Légende : : ÿ
, B : Cloches à air ; vue extérieure et intérieure,
: Moteur.
: Compresseur. #
: Caisson métallique rempli de coton hydrophile.
: Tableau des manomètres et appareils enregistreurs. : Hublots donnant du jour à l’intérieur de l'appareil. a, a: Tuyaux amenant l'air du compresseur.
b, b, b : Tuyaux évacuant l'air de la cloche.
relier
En examinant le schéma ci-joint, on se rend compte aisément de la marche de l'air: aspiré par le compresseur D, et filtré en passant dans le caisson métallique E, rempli de coton hydrophile, il arrive à la partie inférieure de chaque cloche par deux conduits accessoires a, «, branchés sur le conduil principal et sort par deux conduits b, b, situés à l'extrémité supérieure de chaque cloche.
Sur les conduits d'arrivée et de sortie de l'air, sont placés des appareils de mesure, F, manomètres destinés à surveiller la compression et la décompression. Il existe aussi des valves de prise d’air se mouvant sur des cercles gradués, indicateurs de marche du compresseur (vitesse et pression disponibles); ce qui permet de régler mathématiquement l’administration du bain d’air comprimé.
L'administration du bain comprend trois phases: Première phase: compression. C’est la plus courte. On la règle, en moyenne à un centimètre de mercure par minule; mais si les organes auditifs n'ont jamais subi d’altération, si la trompe d'Eustache est bien perméable, on peut monter la pression plus rapidement.
Deuxième phase: pression stable. Sa durée est-variable suivant les indications à remplir, de trente minutes à une heure. Etant la période efficace par excellence, celle de la suroxygénation du sang et de l’agrandissement de la cavité pulmonaire, il y a toujours un intérêt majeur à l’écourter le moins possible.
Troisième phase: décompression. Elle exige beaucoup de surveillance, de manière à en bien diriger la marche. Sa durée ne doit jamais être inférieure à celle de la première phase et pratiquement, à l'Hôpital des Enfants, on la préfère plus longue en la réglant à raison de un centimètre de mercure par une minute et demie ou deux minutes.
En additionnant ces trois phases du bain, on comprend facilement que sa durée totale n’est jamais inférieure à une heure, et que, dès le maximum de vingt-cinq à trente centimètres atteints, il dure nécessairement de une heure et demie à deux heures. À ces conditions seules, on peut obtenir du bain, des résultats bons et durables.
La longueur du traitement est très variable. Pour en assurer le succès, il est toujours préférable de donner un bain par jour; certains en donnent deux, lorsque leur malade, éloigné de la localité a son temps compté. Le plus souvent, trente bains sont indispensables. Après quelques jours de repos, et selon la persistance des effets obtenus, il est sage de reprendre de temps en temps de nouvelles et plus courtes séries ; parfois, en ce cas, le baïn est donné tous les deux jours.
La durée du bain doit toujours dépendre de la pression à laquelle on le donne. Cette pression, à laquelle sont soumis les coquelucheux oscille entre un cinquième et un demiatmosphère, ce qui équivaut à une colonne de mercure de quinze à trente-huit centimètres. Pratiquement, on débute, — mais rarement, — par une pression de dix centimètres de mercure, et on ne dépasse pas celle correspondant à trente centimètres, c’est-à-dire deux cinquièmes d’atmosphère; on a remarqué, en effet, que les pressions moyennes agissent mieux que les pressions fortes et que la suroxygénation du sang est plus considérable aux environs de vingt-cinq à trente centimètres de mercure.
Ces pressions thérapeutiques n’ont aucun rapport avec les pressions élevées atteintes dans l'emploi industriel de Pair comprimé, soit chez les scaphandres, soit dans les caissons