‹ Contribution à l'étude du Traitement de la Coqueluche par les Bains d'Air CompriméChapitre 12 sur 32 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Ch. Pravaz, Essai sur l'emploi médical de l’air comprimé, 1850.

Coqueluche à sa période d’acuité, guérie chez deux jeunes enfants par l’emploi du bain d'air comprimé.

« Dans le courant de l'été dernier, M. le Dr Bonnet, ex-chirurgien en chel de l'Hôtel-Dieu de Lyon, me fit l'honneur de me consulter sur l'opportunité de recourir aux bains d'air comprimé, pour ses deux jeunes enfants atteints d’une violente coqueluche, contre laquelle l'administration de la belladone avait échoué, Mon opinion ayant été favorable à l'emploi de ce moyen, les petits malades furent amenés, tous les matins, dans mon établissement, pour y être soumis à la médication pneumatique.

Dès les premiers bains, les crises de toux, qui se renouvelaient 7 ou 8 fois dans la nuit, chez le plus âgé, et le plus anciennement affecté de ces enfants, furent réduites à 3. Les bains suivants confirmèrent et étendirent cette amélioration,

Il existait chez le plus jeune une tendance à une congestion vers la tête, tendance qui était manifestée par des épistaxis fréquentes. Au bout de quelques jours, cette disposition, {oujours inquiétante dans le jeune âge, avait disparu, par suite de l'appel plus énergique du sang veineux vers les cavités droites du cœur.

L'appétit, qui est ordinairement languissant dans le cours de la coqueluche, se maintint constamment chez les deux jeunes sujets, qui arrivèrent promptement à la guérison, après avoir vu d'abord

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les symptômes de leur maladie ramenés immédiatement à un degré

de bénignité remarquable, »

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