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IV. — a) La conjonctive, injectée à des endroits isolés. Les vaisseaux de l'oreille, modérément injectés;
b) L'injection de la conjonctive et des vaisseaux de l'oreille disparaît en partie,
c) Vaisseaux de loreille et de la conjonctive tout à fait disparus; les oreilles pâles:
d) L'oreille et la conjonctive restent pâles; à la fin, on ne peul apercevoir aucun vaisseau.
Ainsi, conclut Vivenot: Sous l'influence de l'air comprimé, le sang diminue dans les vaisseaux de la périphérie du corps.
Nous avons vu comment l’air comprimé amenait la disparilion des quintes en agissant mécaniquement par la décongestion de la muqueuse, et en supprimant directement la cause provocatrice de la quinte. Si, maintenant, nous envisageons la coqueluche comme une maladie infectieuse, comme une maladie microbiénne dont le microbe secréterait une toxine cheminant par le pneumogastrique jusqu’au centre bulbaire et provoquant la quinte; il est logique de supposer que l'air arrivant à un degré de pression assez élevé, peut exercer une action sur l’agent pathogène de la coqueluche. On lit, dans Pravaz (Essai sur l'emploi médical de l'air comprimé), au chapitre: Efficacité du bain d'air comprime pour éliminer de l’économie les principes délétères introduits du dehors, où engendrés en dedans par quelque vice de la rénovation organique, les passages que nous reproduisons textuellement:
« Si la maladie, suivant la définition de Reil, est une modification spéciale de l’état matériel du corps vivant, déterminée, soil par des substances disaffines introduites au sein de léconomie soit par une altération du composé complexe qui constitue l’organisme, on ne peut concevoir la force médiatrice de la nature que comme la résultante des transformations chimiques qui s’opèrent, soit dans les solides, soil dans les fluides sous l'influence des incitants naturels de la vie. Le plus puissant de ces agents doit être, sans contredit, l'oxygène, qui, introduit dans le sang par la respiration, brûle. non seulement les résidus des organes et les rend propres à l'éli-
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mination, mais opère vraisemblablement, d'uñe manière analogue sur certains éléments délétères que les divers modes d'absorption peuvent faire parvenir dans le torrent de la circulation, comme Liebig l'avance positivement dans Ce passage de son traité de chimie organique appliquée à la physiologie animale et à la pathologie:
» Dans toutes les maladies infectieuses et conltagieuses, le sang (la fièvre), réagit d’une manière salutaire et ramène peu à peu l'équilibre, car, c’est lui qui transporte, dans toutes les parties de l’organisme, l'oxygène, dont le concours est nécessaäire pour détruire et faire évacuer les produits morbides, »
Si l'oxygène est réellement le modificateur essentiel, qui prépare l’évacuation ou l’assimilation des principes morbides introduits dans l’économie, l'accroissement de la pression atmosphérique dont l'effet immédiat est d'augmenter la quanlité de ce gaz en dissolution dans le sang, doit accélérer la guérison dans les maladies que l’on rapporte à l’absorption d’effluves miasmatiques. C’est ce que j'ai observé dans la grippe et d’autres affections contagieuses, ainsi qu'on le verra dans les exemples. suivants.» Il cite alors deux cas de grippe guéris par les bains d'air comprimé, puis il parle dé la coqueluche: « La coqueluche, cette névrose des organes respiratoires qui règne quelquefois épidémiquement, a paru contagieuse à un grand nombre d’observateurs. Cette propriété de transmission, suppose nécessairement lexistence d’un principe matériel miasmatique se reproduisant sans cesse au sein de l’économie, jusqu'à ce que les transformations chimiques opérées sous l’inflüence de la vie en aient détruit le germe. Les moyens pharmaceutiques, s’il faut en juger par la multiplicité de ceux qu'on a employés, ont assez peu d'effet pour accélérer la destruction de ce ferment. C’est en activant le jeu des fonctions, et, par suite, de la rénovyation organique que l’on parvient le plus sûrement au but proposé. » |
Avant la théorie microbienne actuelle, Pravaz avait donc parlé d’un miasme et de la nature infectieuse de Ia maladie, et, de fait elle l’est, étant contagieuse, épidémique, et pré-
sentant le phénomène d'hyperleucocytose qui est la règle des maladies infectieuses; on a donc cherché le microbe de cette maladie, mais, jusqu'ici, les opinions diffèrent et chaque récherche — parmi les nombreuses qui ont été faites, — a fait connaître un microbe différent. Il faudrait savoir si c’est un champignon, un protozoaire, un bacille, rechercher ses toxines, avant de pouvoir se prononcer d’une façon définitive sur l’action de l'air comprimé sur cet agent pathogène.
Nous avons vu comment l’air comprimé agissant mécaniquement combattait efficacement le principal symptôme de la coqueluche (le spasme), nous verrons aussi que, par son action chimique, il constitue le traitement général pour combattre l’anémie que l’on rencontre assez souvent dans de cours de ,la maladie.
Le bain d’air comprimé est très efficace pour relever l’organisme en augmentant la capacité respiratoire du sang par son action directe sur l’hématose, qui fait pénétrer dans le sang une plus grande quantité d'oxygène (suroxygénation), il active les comhustions interstitielles, augmente les sécrétions, l’exhalation de l'acide carbonique et l'élimination de l’urée. Et, comme le sang, considéré au point de vue physiologique, constitue, suivant la définition de CI. Bernard, le milieu intérieur de l'organisme, c’est l'intermédiaire entre l'air et les tissus; c’est lui qui par sa plus ou moins grande teneur en oxygène, assure la plus ou moins bonne nutrition des tissus. Par suite, l’anémie étant due à une diminution quantitative et qualitative du sang; l'insuffisance de l’oxygène a pour conséquence l'altération numérique ou anatomique des globules rouges: d’où, faiblesse, anorexie, résultats d’une nutrition incomplète par défaut de l'élément comburant.
La paleur et la décoloration de la peau et des muqueuses tiennent à la diminution de la masse sanguine, il est vrai, mais surtout à la réduction du pouvoir colorant du sang. Or, c’est l'oxygène qui par sa combinaison avec l’hémoglobine, lui communique la couleur rouge clair qui domine dans le sang artériel. Aussi, l'appétit devient plus vif, les digestions moins