CONCLUSIONS
Pour résumer, nous dirons que le traitement par les bains d'air comprimé a une action efficace dans la coqueluche et qu'il agit ainsi:
-10 En diminuant rapidement le nombre, l'intensité et la durée des quintes;
20 En faisant cesser rapidement les vomissements, la cyanose et les convulsions;
3° En modifiant l’état général des petits malades à qui l'appétit revient, ainsi que la bonne mine, eten les mettant à l’abri, autant qu’il est possible, des complications infectieuses ; ces
40 En atténuant la durée de la maladie d’une façon très notable;
50 Le bain doit ses bons résultats à la pression de l'air, qui, agissant mécaniquement sur les muqueuses congestionnées fait disparaître le catarrhe et le spasme. II semble aussi exercer une action antispasmodique spéciale sur la quinte, que l’on doit rapprocher de « l'effet sédatif sur le système nerveux », dont parle Hayem dans ses leçons de théra-
peutique. D EP 2 mo D EE NEA ER
EEE L'action chimique de l’air comprimé se manifeste en suroxygénant le sang, et en modifiant, heureusement, le mauvais état général des coquelucheux.
De tels effets nous paraissent suffisants pour rendre cette thérapeutique digne d’une plus grande notoriété et d’un emploi plus fréquent. :
Vu, bon à imprimer, Le Président de la Thèse, Vu : Le Doyen, A. MOUSSOUS. A. PITRES.
Vu et permis d'imprimer :
| Bordeaux, le 9 décembre 1907.
Le Recteur de l'Académie, R. THAMIN.