OBSERVATION VII
M. A. fille, 7 ans, hôpital de l’Oise, Berck.
Malade atteinte de coxalgie gauche. ”
Avant son arrivée à Berck, elle a été soignée pendant 3 ans par l’immobilisation dans un grand appareil plâtré comprenant tout le membre, et le repos allongé, mais elle n’a pas vu d'injections intra-articularres.
Au bout de ce temps, le foyer n’est pas encore éteint. L'en-
s, ED
fant souffre à la pression sur la tête fémorale; l’état général est mauvais. |
On constate un raccourcissement de 4 centimètres et une ankylose presque complète de la hanche. 2
On continue l’immobilisation et on fait une série de 12 in-
jections.
Actuellement, les injections sont terminées: depuis 3 mois, le foyer ést étemt.
11 n'existe plus aucune douleur à la pression sur la tête du fémur.
La malade est done en bonne voie de guérison, mais elle boî-
tera et l’ankylose persistera presque complète.
OBSERVATION VIIL.
M. B,. fille, 7 ans et demi, Rethel,
Coxalgie droite datant de 4 ans et demi.
Depuis 4 ans, la malade était traitée chez elle par limmobilisation dans un grand appareil plâtré et le repos allongé, mais sans injections.
Au bout de ce temps, l'enfant souffre encore à la pression sur la tête du fémur: l’état général n’est pas bon. On l’amène à Berck.
On constate un raccourcissement de 5 centimètres.
L'articulation de la hanche est ankylosée.
On continue l’immobilisation et on fait une série de 12 injections.
Actuellement, la malade est en traitement à l’Institut du Docteur Calot, depuis 6 mois.
Le foyer tuberculeux est éteint,
L'état général est bon.
Mais le raccourcissement persistera évidemment et la hanche
restera ankylosée presque complètement.
Sin ee.
On est donc en-droit de donelurs qu’on ne peut assurer
| a une façon certaine qu’ ‘une coxalgie même immobilisée au
début guérira sans usure de l'os et sans ankylose, et que,
par conséquent on doit dans tous les cas faire des injec-
tions intra-articulaires,
A la méthode des injections on a encore objecté que, dès
Je début de la coxalgie, le foyer tuberculeux étant OSseUX,
il ne peut être atteint par le liquide modificateur.
Le début osseux n'est pas admis par tous les auteurs et il n'existe certainement pas toujours. De plus, quand le foyer a son origine dans l'os, il est parfois situé si près de Particulation qu'il peut être influencé par le liquide. Dans les cas où un foyer est situé plus profondément, il continue à évoluer malgré les injections et ne s'ouvre que plus tard dans la cavité articulaire. A ce moment on assiste au réveil de l’affection qu'on à pu prendre à tort pour
une rechute. On recommence alors une série nouvelle d’in-
- jections pour éteindre ce nouveau foyer. La guérison sera
retardée.
Dès lors, après avoir prétendu, il va quelques quinze ans que la coxalgie ne guérissait jamais, on peut affirmer aujourd'hui qu'elle guérit presque toujours et d’une façon intégrale.
Nous voulons parler, naturellement ,de la coxalgie trai-
tée dès son début, car il est bien évident que si le liquide
modificateur injecté dans l'articulation peut tuer les fongosités, il ne peut régénérer l'os qui à été rongé.
Dans les cas déjà anciens où la tête et souvent le col du fémur sont en partie détruits, l’injection arrête la marche
de la tuberculose; la guérison s'obtient plus rapidement
AN en
qu'avec. l’immobilisation simple, mais le malade boitera par suite du raccourcissement dû à la destruction osseuse: et l’articulation restera le plus souvent ankylosée, com-
me le montrent ces quelques observations.