OBSERVATION XXVIII
M. G., 7 ans, Alger.
A son arrivée à Berck, présente un mal de Pott dorsal avec gibbosité dont le début remonte à 8 mois. Immobilisée sur un cadre.
Corset avec col moyen. Compression.
On continue ce traitement pendant 12 mois.
A ce moment la gibbosité est disparue depuis 4 mois. Le rachis ne présente plus aucune douleur à la percussion. On commence à mettre la malade sur pied.
Elle garde un corset plâtré pendant un an encore.
Durant tout ce temps, on continue la compression. I/enfant setient debout une partie de la journée.
A cette époque, on enlève le corset plâtré qu’on remplace par un appareil en celluloïd. On continue la compression pendant quelques mois. L'enfant marche toute la journée sans ressentir la moindre fatigue.
Actuellement, la guérison remonte à plusieurs années. Le dos est absolument droit, mais on laisse encore le corset de celluloïd..
L'enfant a beaucoup grandi et se développe d’une facon normale,
ù | pareil plâtré, soit simplement sur un plan résistant avec ya
È Tout coxalgique doit être ee AE re un 2 | extension continue. De EÉA =
Si le malade est docile, très En s’il n’a pas de douleurs spontanées et s’il ne présente pas d’attitudes vi- ee cieuses, on doit “préférer l'extension continue simple à . D d immobilisation dans le plâtre qui compromet. davantage la conservation des mouvements, de & à RERO
Ces moyens peuvent retarder la destruction osseuse mais, se dans bien des cas, Sont insuffisants à F'empêcher. EAP
Nous croyons que les injections intra- articulaires sont capables de réaliser ce résultat. En
Leur technique est simple. ; =
Elles ne sont pas dangereuses. |
Elles sont utiles tant. que le foyer n’est pas éteint, maïs
d'autant plus efficaces qu’elles sont faites plus tôt.
I faut donc toujours les pratiquer, dès que le diagnos--
tic de coxalgie est établi.
La convalescence du coxalgique est longue et nécessite
une surveillance très étroite.
ZT |
Dans le mal de Pott l’immobilisation absolue dans une gouttière ou sur un plan résistant est insuffisante à elle seule à redresser la gibbosité.
Dans bien des cas, non seulement elle n'arrête pas son développement, mais, alors même que le malade a été 1mmobilisé avant toute trace de gibbosité, elle ne l’empéche pas de se produire.
Le corset plâtré avec compression ouatée continue prévient la gibbosité, ou la fait disparaître quand elle est assez récente, et cela sans douleur et sans danger.
Par ce même traitement on peut triompher des paralysies pottiques qui ne datent pas de plus d’un an et ne s'accompagnent pas de myélite. Dans ces cas on doit em-
ployer le corset à entonnoir.
Vu : Le Président de Thèse,