‹ Contribution à l'étude du Traitement de la Névralgie sciatique par les Agents physiquesChapitre 18 sur 45 · C. — FORMES BASSES · texte numérisé non relu

C. — FORMES BASSES

La sciatique basse ou tronculite se diagnostique généralement par exclusion, quand on n’aura pas constaté de signes de radiculite, de funiculite ou de plexite. Les douleurs se localisent uniquement sur le trajet du sciatique; elles sont réveillées par la pression au niveau des divers points de Valleix à partir de la fesse; les signes de Lasègue et de Bonnet sont franchement positifs. L’attitude antalgique aboutit ici à une socliose homologue. Les réflexes achilléen et rétro-malléolaire sont abolis; le péronéo-fémoral postérieur persiste. L’atrophie, quand l’algie dure depuis assez longtemps, peut être massive ou au contraire se localiser dans le sciatique proplité externe ou dans le sciatique proplité interne.

DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE

Les causes de sciatique sont nombreuses. Dans la plupart des cas, la sciatique constitue le principal élément de la maladie. C’est la « sciatique maladie » (Chavany), la sciatique dite essentielle, arthritique,. rhumatismale. C’est elle que nous avons décrite.

A côté de ces sciatiques, il en est d’autres, plus rares, où la douleur n’est qu’un symptôme d’une autre maladie.

Le traitement sera différent pour chacune de ces. deux formes.

Si nous sommes en présence d’une sciatique rhumatismale, nous n’aurons qu'à combattre l’élément douleur. Si, au contraire, nous sommes en présence d’une « sciatique symptôme », où l’élément douleur n’est que secondaire, nous devrons instaurer le traitement causal, sans le secours duquel un traitement symptomatique ne donnerait que des améliorations. transitoires.

Dans ce travail, nous nous occuperons essentiellement de la première de ces formes bien que certaines. sciatiques d’ordre gynécologique (sciatiques répercus-

sives de L. Cornil (1),) soient améliorées par les agents physiques.

L'examen: préalable du malade doit conduire d’abord à fixer le diagnostic de sciatique vraie en excluant celui de para-sciatique ou encore de douleurs irradiées dans la sphère du sciatique. Ces dernières accompagnent parfois les arthrites de l’articulation sacro-iliaque; on les rencontre encore parmi les manifestations concomittantes de la lithiase urinaire. La radiographie apporte parfois des surprises de ce genre.

Les para-sciatiques ou sciatiques secondaires s’observent au cours du mal de Pott, du cancer vertébral ou bien à la suite d’abcès froids du bassin, du cancer de l'utérus, ou encore comme complications des lésions osseuses du fémur (ostéites, ostéo-sarcomes).

L’étiquette de para-sciatique est ici le plus souvent facile à établir, tantôt par l’évolution clinique évidente de l'affection causale, tantôt avec l’assistance de la radiographie.

I1 faudra penser aux sciatiques à étiologie bien déterminée telles que les sciatiques des goutteux, des diabétiques, à celles dues aux intoxications par l’alcol, le plomb, le mercure ou l’oxyde de carbone.

Quelques-unes dé ces sciatiques ont des caractères spéciaux : |

En présence d’un cas persistant, remarquable par

(4) Cornil, Hamant et Mosinger : Considérations sur les sciatiques réper cussives {Revue neurologique, juin 1930, p. 1226 à 1132). Ù

ses paroxysmes nocturnes, on devra toujours interroger le Wassermann et la ponction lombaire, et un traitement antisyphilitique fait souvent céder la sciatique.

La sciatique palustre offre des paroxysmes intermittents; le malade a en plus des antécédents et des stigmates de malaria.” J |

La sciatique blennoragique est très rebelle; elle persiste aussi longtemps qu’il reste la moindre trace d'écoulement ou même après disparition de l’écoulement, lorsqu'il persiste un rétrécissement urétral.

Dans les sciatiques par intoxication, les douleurs sont diffuses. Ce sont des polynévrites plutôt que des névralgies nettement localisées.

Les sciatiques des diabétiques sont souvent bilatérales rebelles aux analgésiques, mais cédant au régime et à l’insuline.

Chez les goutteux, les algies surviennent de façon spontanée dans le mollet et dans le pied.

La sciatique des hystériques succède souvent à un accès. Elle offre le contraste de douleurs atroces avec anesthésie complète cutanée du membre.

Toutes ces sciatiques à étiologie connue, réclament un traitement spécifique. Elles ne sauraient être justiciables d’un traitement uniquement symptomatique et l'électricité ne trouve ici qu’une indication adjuvante. .

Nous pouvons donc, par un examen sérieux du malade, éliminer les sciatiques symptômes et retenir les sciatiques dites essentielles, arthritiques, rhumatis-

LS + LE Le ï ; males, c’es-à-dire celles où le traitement symptomati- __ que seul amenera la guérison dans un emps plus où moins long, en supprimant la douleur. #47

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