RE AE
Nous commençons (février 1927) une nouvelle série de stovarsol à raison de un gramme par jour pendant cinq jours de suite de la semaine, soit cinq grammes par semaine au lieu de 4 gr. 50 comme précédemment et jusqu'à concurrence de 22 grammes.
L'amélioration de la malade s’accentue nettement, son état. physique redevient tout à fait satisfaisant.
Au point de vue mental, il y a du mieux certainement, elle répond plus raisonnablement, ne parle plus seule, s'inquiète de retourner auprès de son mari.
Néanmoins, elle garde un affaiblissement intellectuel très marqué. |
L'amélioration la plus nette est celle qui intéresse les troubles neurologiques : elle a moins de tremblement, ses mouvements sont plus sûrs, la parole est plus nette quoique encore bien saccadée. Son écriture ne semble pas avoir fait de progrès.
M.T..., 31 ans. |
Est arrêté le 3 décembre 1925 pour délit de grivèlerie dans un hôtel. Aux gendarmes qui l’arrêtent: il se dit propriétaire de 17 automobiles, d’un yacht ; il possède un entrepôt à cinq étages de 800.000 francs. il ne s'émeut nullement d’être en prison, il est très satisfait de lui et des autres.
Voyageur de commerce, il a de lui-même et de ses qualités professionnelles une opinion très avantageuse.
Son euphorie contraste d’ailleurs avec de profondes
lacunes de mémoire, de l’autocritique et du jugement, Il entre à l'asile le 2 mars 1926. Outre l’euphorie et le délire mégalomaniaque, il présente les signes physiques suivants :
Dysarthrie, tremblement des mains, de la langue et des lèvres.
Réflexe photomoteur paresseux.
Réflexes tendineux vifs.
Wassermann et cytodiagnostic positifs.
Il recoit en deux séries séparées par un mois, 42 grammes de stovarsol intraveineux.
Dès la fin de la première série, ses troubles somatiques sont très nettement améliorés.
Sa dysarthrie a à peu près disparu et le tremblement de la langue et des lèvres a beaucoup diminué.
Au point de vue mental il garde un déficit intellectuel global, mais son délire est beaucoup moins actif. Il ne manifeste plus d’idées mégalomaniaques.
A la demande de sa mère, on lui accorde une sortie d'essai.
Nous avons appris depuis, que ce malade maintenait son amélioration : il sort seul, et manifeste une certaine intelligence dans les mêmes occupations qu'il a reprises.
Nous pouvons considérer que ce malade est en rémission.
M. G.., 43 ans, coiffeur.
A son entrée, le malade présente une grande exci-
Mb
tation, des idées mégalomaniaques, une tendance aux
impulsions violentes.
Ethylisme.
Comme signes physiques : Inégalité pupillaire,
Argyll Robertson, tremblement de la langue et des
mains, achoppements de la parole.
| Cytodiagnostic et wassermann positifs dans le
liquide céphalorachidien.
Le malade reçoit en 2 séries 42 grammes de sto-
varsol.
Ses signes physiques s’amendent rapidement. Les acerocs de la parole diminuent dès la fin de la première série. Son tremblement aussi.
Après la deuxième série, les troubles neurologiques
s’améliorent encore. Le tremblement des mains et la trémulation de la langue ont disparu.
Au point de vue mental, lemaladeestsensiblement amélioré.
Il est beaucoup moins délirant. Ses réactions violentes ont cessé, mais il garde un déficit intellectuel global considérable : amnésie ; autocritique très diminuée, Néanmoins, on peut le considérer comme étant en rémission : il se rend utile à l'asile, c’est à lui que l’on confie le soin de couper les cheveux des autres malades ; il s’en acquitte parfaitement.
Mne I], M... 61 ans.
. Symplômes mentaux: Asonentrée, en mai 1925, manifeste des idées de richesse et de satisfaction : elle a