INTRODUCTION
Dans le cours de nos études médicales et surtout pendant le séjour que nous avons fait à l'Ecole dentaire de Genève, nous avons eu souvent à examiner des cas d’inflammation soit aiguë, soit chronique de la pulpe. Nous avons été frappé de la grande diversité des traitements. proposés pour remédier à cet état ; aussi avons-nous cru bien faire en apportant un peu d'ordre et de méthode dans l’étude raisonnée de ces traitements.
Ce travail nous a été surtout utile à nous-même et nous n'avons pas la prétention d'être original. Nous pensons qu’il vaut mieux profiter de l'expérience de ses devanciers, en nous réservant pour plus tard, lorsque la pratique aura mûüri ce que nous avons appris, de chercher à notre tour dans cette spécialité dont le champ est si vaste, quoique déja bien travaillé.
ou
M. le professeur Augagneur, en acceptant la présidence de notre thèse, nous a fait un grand honneur; * nous le remercions sincèrement des nombreuses marques d'intérêt qu’il nous a données.
Nous avons souvent fait appel à la bienveillance de M. le professeur agrégé Condamin et de M. le D’ Mouisset, médecin des hôpitaux, elle ne nous a jamais été refusée ; nous sommes heureux de leur témoigner toute notre reconnaissance. .
Nous n’aurions garde d’oublier nos maîtres de l’Ecole dentaire de Genève.
C’est M. le professeur E. Métral qui nous a inspiré le sujet de ce travail, C’est aidé par ses conseils, c’est grâce à ses observations personnelles et à ses recherches que nous avons écrit les pages suivantes. Nous sommes fier d’avoir été son élève et nous ne saurions trop lui Sepi mer toute notre gratitude.
M. le professeur Auguste Reverdin et M. É D' Redard, professeur de clinique à l’Ecole dentaire nous ont aidé, le premier par ses conseils, le second par son enseignement, à nous faire aimer cette branche de la médecine, l’art dentaire. Nous savons, de plus, que nous pouvons compter sur leur amitié; qu’ils acceptent ici tous nos remerciements pour la bienveillance qu'ils nous ont témoignée.
Merci enfin à nos amis de Lyon, MM. les D" Michel Chatelus et Camille Tellier qui ont bien voulu nous
PQ, pese
seconder dans nos recherches et notre travail de correction.
On appelle pulpe dentaire exposée, ou exposition de la pulpe, l’état dans lequel se trouve cet organe quand il est privé en un point quelconque de son enveloppe protectrice.
Si on ne remédie pas immédiatement à cette manière d’être, l’inflammation de la pulpe ou pulpite en est la conséquence.
Nous avions l’intention de prendre chaque cas de pulpite en particulier et d’examiner l’étiologie, la pathogénie etle traitement de chacune de ces affections, mais, dans la pratique, le même traitement peut s’appliquer à un grand nombre de cas différents et nous avons abandonné notre première idée.
S'il était besoin de nous justifier d’avoir agi ainsi, nous répondrions par la citation d’un des plus grands praticiens anglais ‘ : er |
« Certains auteurs ont jugé à propos de classer et de consacrer à chacun des états pathologiques de la pulpe dentaire une section distincte.
« Pour nous, cette manière de faire est plutôt capable de
troubler l'esprit des élèves que de les aider, au moins dans
! Alfred Coleman, Manuel de chirurgie et de pathologie dentaire. Traduction du D' Darin, p. 170,
Ce leur travail pratique; en face d’une dent à traiter, il est probable qu’ils ne songeront jamais à se demander : la pulpe est-elle seulement congestionnée ou en état d’in-
flammation chronique? C’est, en effet, une question fort
difficile à résoudre pour un organe enfermé dans son étui
osseux, à moins qu'il ne soit plus ou moins à découvert et
alors le traitement se règlera neuf fois sur dix, d’après les apparences que présente la pulpe, soit pour sa conservation, soit pour la destruction. »
Nous adopterons la même manière de voir et après avoir, dans un premier chapitre, rappelé brièvement les quelques notions d’anatomie générale qui nous sont nécessaires et touché légèrement à l’étiologie et la pathogénie des inflammations de la pulpe, nous aborderons directement l’étude des traitements.
Dans trois chapitres nous rappellerons les différentes méthodes qui ont été proposées : Méthode conservatrice, méthode mixte, méthode radicale.
Nous consacrerons un dernier paragraphe au traitement subséquent à l’extirpation de la pulpe et nous tire -
rons enfin des conclusions de notre travail.