ET CRE
Du 2-8-27 au 22-10-97, elle reçoit du Novar intraveineux aux doses deo gr. 30, o gr. 45, o gr, 95, o gr, 75 et trois fois 0 gr. 90.
Le 22-10-27, le Wassermann est positif.
Elle reçoit dix piqûres d'huile grise.
Le 26-1-28, le Wassermann est positif.
Nouveau traitement par le Novar : o gr. 30, o gr. 45, o gr. 45, o gr. 60, deux fois o gr. 75, 0 gr. 80, o gr. go.
Le 5-4-28, le Wassermann est positif.
Après la dernière piqûre intraveineuse, la malade a eu des nausées, elle a présenté un urticaire de la face.
Le 5-4-28, traitement par le B.S.M.
Du 5-4-28 au 10-r-29, elle reçoit trente piqûres de B. S.M.
Le 25-r-29, le Wassermann est négatif.
OBsERVATION VI
R... André, n° 5651, Policlinique St-Louis.
Le 3-12-29, érosion ovalaire de la dimension d’une grosse lentille à base indurée, apparue il y a six jours.
L'examen à l’ultramicroscope montre la présence de tréponèmes.
Adénopathie inguinale bilatérale à caractères spécifiques.
Le Wassermann ést négatif.
Le 3-12-29, Novar 0 gr. 45.
Le 95-12-29, Novar o gr. 60.
Le 11-12-29, Novar 0 gr. 75.
Le 17-12-29, Novar 0 gr. 90.
Le malade reçoit ensuite successivement 1 gr. 05 de Novar, et trois doses de 1 gr. 20.
J. Mouneyrat 4
A0 AM Le 11-1-30, après la dernière injection, le Wassermann est positif. Il persiste de l’adénopathie inguinale à gauche. Le 17-1-30, traitement par le B.S. M.
Du 17-1-30 au 29-4-30, le malade reçoit vingt-quatre piqûres.
Le 29-4-30, le Wassermann est négatif.
Il n’y a plus d’adénopathie.
OBsERVATION VII
G..., n° 6779. Policlinique Saint-Louis.
Le 31-79-28, le malade présente un chancre croûteux du fourreau de la verge à droite, à base indurée, apparue il y a un moisets’accompagnant d’adénopathie inguinale droite à caractères spécifiques.
Le Wassermann est positif. :
Le 28-8-28,le malade est mis au Novar, il reçoit : o gr.30o, o gr. 45, o gr. 60, o gr. 75 et quatre doses de o gr; go.
Le 28-9-28, traitement par l'huile grise.
Du 24-9-28 au 12-11-28, le malade reçoit sept piqûres d'huile grise.
Le 11-2-»9, le Wassermann est entièrement positif, le malade présente une érosion sur la verge à base souple de la dimension d’un gros pois.
Du 11-2-29 au 18-35-29, le malade reçoit du Novar à dose suffisante.
Le 1-4-25, le Wassermann est positif.
Du 2-4-29 aü 27-4-29, le malade recoit cinq injections de B.S. M.
LR * 4qE re Du 24-4-29 au 10-4-30, six injections de B. S. M.
Le 10-4-30,le Wassermann est négatif.
OBsERvATION VIII
M... Maurice. Policlinique Saint-Louis, n° 6516.
Le 14-2-28, le malade se plaint de dysphagie. On constate la présence de plaques papulo-érosives amygdaliennes, qui seraient apparues il y a dix jours environ.
Sur le tronc, quelques éléments de roséole.
Adénopathies cervicales postérieures, inguinales, bilatérales, à caractères spécifiques.
Le 14-2-28, le Wassermann est positif.
Traitement par le Novarsénobenzol.Le malade reçoit tous les cinq jours :
o gr. 30, o gr. 45, o gr. 60, o gr. 75 et quatre doses de 0 gr. 90.
Le 3-4-28, à la fin du traitement, le Wassermann est entièrement positif.
Le 10-4-28, le malade se plaint de prurit généralisé, il présente une desquamation du pavillon des oreilles.
Du 29-5-28 au 27-7-28, le malade reçoit dix piqûres d'huile grise.
Le 27-7-°8, le Wassermann est entièrement positif.
Le 20-11-28, après trente piqûres d'huile grise, le Wassermann est encore positif.
Du 20-11-28 au 1-3-29, le malade reçoit trente piqûres d'hydroxyde de bismuth.
Du 5-3-29 au 5-4-29, le malade prend 3 grammes d'iodure
per os par jour.
Be ‘ne
Le 5-3-20, le Wassermann est entièrement positif.
Le 7 avril 1929, le malade est mis au B. S. M.
Du 7-4-29 au 9-9-29,le malade reçoit 24 piqûres de B. S.M. Le 20-9-29, le Wassermann est négatif.
Les lésions avaient disparu à la sixième injection de
Novar.
COMPOSÉS BISMUTHIQUES LIPO-SOLUBLES
Le bismuth lipo-soluble fut introduit en thérapeutique en octobre 1924. Fournier employa en 1924 un iodobismuthate de tricétylamine solubilisé dans l'oléate de méthyle.
C2 H33 NC HS HI Bi 1° (C6 H33
Il contenait 14,8 % de bismuth, ce produit fut abandonné en raison des indurations et des nodosités qu’il occasionnait. Nous citerons pour mémoire le dibutylacétate, le citronellate, le divalérate, le méthylnonoate, le valérianate, le caprylate, le butyrate, l’acétylacétate, l'undécylate de bismuth.
En 1925 et en 1927,parurent les travaux de Mulzer, Plaut, Heuck, Dahmen, Jirmann, Bauer, Lewitt, - Müller et Kohlenberger tous ces travaux ayant trait à l'étude des dérivés bismuthiques solubles dans l’huile.
En Allemagne, on étudia tout d’abord le Naphténate acide de bismuth dissous dans l'huile d'olive, Embial, qui futensuite remplacé par le camphocarbonate de bismuth,solubilisé dans l’huile d’arachide,
Le produit étudié par Mulzer avait une concentration oscillant entre 0,5 et 14 %. La dose toxique pour le lapin était d’après Mulzer de 407 milligrammes par kilog.
OS Re
La résorption de 1 centimètre cube de produit concentré à 1 % de bismuth se produisait en quatorze jours. |
A la concentration de 14 %,,il se formait un dépôt de bismuth long à disparaître. Les doses thérapeutiques étaient minimes, chez le lapin, d’après l’auteur, un produit contenant 10% de bismuth à la dose de 10 à 20 milligrammes par kilog provoquait ladisparition des tréponèmes en trois jours (Virus Truffi) des effets curatifs pouvaient être obtenus avec 5 milligrammes, 3 milligrammes et même 1 milligramme par kilog.
- Plaut et Heuck confirmèrent les travaux de Mulzer.
Hugo Muller et Kehlenberger ont surtout étudié le spirobismol solubil, l’iodure double de bismuth et de quinine associés à la lécithine et solubilisé dans l'huile. D’après ces auteurs, ce dernier corps se résorberait plus rapidement et sans occasionner de douleur au point d'injection, comme le faisait parfois l’Embial.
En France, on a surtout étudié :
Le 4-méthylhydrocinnamate basique de bismuth.
Le a- carboxethyl-6-méthylnonoate basique de bismuth.
CH? (CH?) CH3 COO — C2H5 GC —C— | Ÿ BiOH h cho /
Le camphocarbonate de M. Picon (C10 H15 O.C O3) # BI.
La toxicité et l’étude expérimentale de deux de ces composés ont été faites par Levaditi. Sanchis- Bayarri, Mlle Schoen et Manin,
L'activité thérapeutique de .ces composés huileux a été étudiée dans le service du D' Fournier et par Clément Simon.
Nous avons étudié un dicamphocarbonate de bismuth et un composé nouveau, l’abiétate de bismuth.
Dicamphocarbonate de bismuth (O/bia).
(CHH1508)? BiOH
Ce corps contient 33 à 34 % de bismuth.
C’est une poudre blanche, inodore, qui se ramollit vers 60° en une masse visqueuse qui par refroidissement prend l’aspect vitreux de la colophane.
Elle est insoluble dans l’eau.
Elle est très soluble dans tous les solvants organiques usuels, alcool, benzine, éther, acétone.
Elle est soluble dans l'huile d’olive en raison de 0 gr. 25 à 0 gr. 30 par centimètre cube, ce qui représente 0 gr. 08 à 0 gr. 10 de bismuth métal.
Par action de la chaleur à 120°, elle se décompose lentement avec dégagement de camphre.
Au rouge, la dicamphocarbonate donne un résidu d'oxyde de bismuth et de bismuth métallique.
En suspension dans l’eau, il reste pratiquement inaltéré jusqu’à 900.
Il est décomposé par les acides, les alcalis et les
carbonates alcalins.
Traité par le sulfure d’ammonium, il donne un précipité noir, le sulfure de bismuth.
— En solution dans l’huile, le produit reste stable pendant longtemps en présence d’eau ou de sérum.
Dans les mêmes conditions, le monocamphocarbonate et le tricamphocarbonate sont rapidement hydrolysés,
Rappelons que les camphocarbonates employés jusqu'ici et réalisés selon les préparations chimiques indiquées sont des tricamphocarbonates, Or, le tri et le monocamphocarbonate comme nous venons de l'indiquer sont rapidement hydrolysés.
Dans les tissus, il se fait probablement une disso-
ciation rapide, le tricamphocarbonate donne du dicamphocarbonate et met en liberté de l'acide camphocarbonique.
Le dicamphocarbonate de bismuth préparé par le De Mouneyrat, est hydrolysé beaucoup moins rapidement et par suite, sa résorption est beaucoup plus rapide. Il constitue l’Olbia que nous avons employé. Injecté par voie intramusculaire, il ne donne jamais de nodosités et il est cadolore sans addition d'anesthésique.
Toxicité de l'Olbia, Le dicamphocarbonate de bismuth
est très peu toxique.
ExPÉRIENCE 1. — Nous avons injecté à un lapin de 3 k.130
une dose d’Olbia de o gr. og de bismuth métal par kilo-
RS es
gramme. Le lapin a maigri pendant huit jours, ensuite il a repris son poids normal. La toxicité est cependant très
voisine de cette dose.
Nous avons injecté également à des lapins, à des intervalles réguliers, de l’Olbia à hautes doses.
EXPÉRIENCE 2. — Lapin de 2 kilos, 495. Injection intramusculaire o gr. 04 de bismuth métal par kilogramme tous les trois jours. Soit o gr. 10 de bismuth métal par injection. |
Mort 21 jours après le début de l'expérience, le lapin a reçu une dose totale de 700 milligrammes, o gr. 28 de bismuth métal oar kilog. À aucun moment, ce lapin n’a pré-
senté de salivation, ni de gingivite.
ExPÉRIENCE 3. — lapin de 2 kilos 500. Tous les trois jours, injection intramusculaire de ogr. 12 de bismuth métal.
Mort au 21° jour. Le lapin a reçu 840 milligrammes de bismuth métal. Soit o gr. 305 de bismuth métal par kilo-
gramme.
Signalons que les lapins qui ont reçu de lOlbia à des doses inférieures aux doses mortelles ont engraissé comme s'ils avaient recu de l’arsenic. L'action prétendue amaigrissante du bismuth, nous
semble très discutable.
ABIÉTATE DE BISMUTH (CPH 0) 24 Ve Bi
Ce corps contient 18,5 à 19 % d’arsenic.
C’est une poudre blanche, fondant à 50-550. Elle est insoluble dans l’eau et dans tous les solvants organiques neutres.
Elle est soluble dans l'huile d'olive à raison de Ogr. 25 à 0 gr. 30 par centimètre cube, soit 0 gr. 05 de bismuth métal à la température ordinaire. La solution dans l'huile, pour cette concentration est très visqueuse. '
A 100, ce corps commence à être altéré, au rouge, il est décomposé entièrement et laisse un dépôt formé de bismuth métallique et d'oxyde de bismuth.
Il est décomposé par les acides, les alcalis, les carbonates et les sulfures alcalins.
En solution dans l'huile, il est rapidement hydro-
lysé en présence d’eau ou de sérum.
Toxicité.
Pour une concentration en bismuth égale à celle de l’Olbia, la toxicité s’est montrée très voisine de celle du dicamphocarbonate.
ES tte
Avantages des composés bismuthiques lipo-solubles.
Nous avons vu les avantages que présentent les sels bismutiques solubles sur les sels insolubles.
Cependant, il est difficile d'obtenir, avec les préparations soiubles aqueuses des solutions complètement indolores.
Les bismuths lipo-solubles sont moins toxiques que les bismuths solubles dans l’eau, ils donnent moins vite de la stomatite,
Ils sont d'un emploi commode ; la solution de dicamphocarbonate (Olbia) est très fluide, l’abiétate de bismuth se présente en solution plus visqueuse.
De par leur composition chimique, ils sont intermédiaires entre les sels solubles et les sels insolubles, cependant, comme nous l’avons vu précédemment, le dicamphocarbonate étant peu hydrolysé, doit s’absorber rapidement.
Pratiquement, nous avons employé une solution huileuse de 2 centimètres cubes, renfermant 4 cen-. tigrammes de bismuth métal par centimètre cube (0,08 centigrammes de bismuth métal par ampoule).
Le malade recevait deux ampoules par semaine.
L'injection doit être pratiquée dans les fesses, en pleine masse musculaire, en prenant les mêmes précautions que pour le B. S. M. et en ayant soin de ne pas faire l'injection dans la région externe de la
fesse. On vérifiera par aspiration avant d’injecter le